{"id":4972,"date":"2016-03-24T11:01:33","date_gmt":"2016-03-24T10:01:33","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=4972"},"modified":"2018-08-21T06:56:15","modified_gmt":"2018-08-21T05:56:15","slug":"de-kerandal-maylis-%e2%99%a6-ni-fleurs-ni-couronnes","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/de-kerandal-maylis-%e2%99%a6-ni-fleurs-ni-couronnes\/","title":{"rendered":"De K\u00e9rangal Maylis &#x2666; Ni fleurs ni couronnes"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4971\" rel=\"attachment wp-att-4971\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-4971 size-full\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Ni-fleurs-ni-couronnes.jpg\" alt=\"Ni fleurs ni couronnes\" width=\"195\" height=\"292\" \/><\/a>Printemps 1915, un naufrage au sud de l&rsquo;Irlande, un jeune homme et une inconnue partent en mer rep\u00eacher les noy\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9t\u00e9 2003, une exp\u00e9dition nocturne sur les pentes du Stromboli, deux voyageurs et une jeune femme aux prises avec leurs vertiges volcaniques.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans le premier, Maylis de K\u00e9rangal imagine une anecdote qu&rsquo;elle imbrique \u00e0 un c\u00e9l\u00e8bre fait divers : le torpillage, en 1915, par la marine allemande, du bateau de croisi\u00e8re le Lusitania. Cet \u00e9v\u00e9nement, survenu au large des c\u00f4tes irlandaises, provoque la rencontre entre le jeune Finnbarr et une jeune fille dont on ignore le nom. Entre ces deux-l\u00e0, na\u00eet une sorte de connivence tacite et imm\u00e9diate, sans doute nourrie de leur m\u00eame besoin de fuite.<br \/>\nFinnbarr, grand gaillard taiseux, pourvu de mains larges comme des battoirs, a brusquement fui \u00e0 bord d&rsquo;une barque son village natal o\u00f9, depuis le d\u00e9part de ses deux fr\u00e8res, il se sent bien seul et a l&rsquo;impression de s&rsquo;enterrer. C&rsquo;est par hasard s&rsquo;il a \u00e9chou\u00e9 \u00e0 Georgetown -point de d\u00e9part vers l&rsquo;Am\u00e9rique- au moment du drame.<br \/>\nElle, est venue pour tenter de retrouver le corps de son amant, passager du Lusitania, mais on devine qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit l\u00e0 que d&rsquo;un pr\u00e9texte pour tout simplement partir, tenter ailleurs un nouveau d\u00e9part. Leur complicit\u00e9 se consolide autour du rep\u00eachage de cadavres, activit\u00e9 macabre \u00e0 laquelle ils vont, comme tant d&rsquo;autres et contre la promesse d&rsquo;une r\u00e9compense, se livrer plusieurs jours durant.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A l&rsquo;ambiance gris\u00e2tre et mis\u00e9reuse de l&rsquo;Irlande du d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, succ\u00e8de l&rsquo;image, lumineuse, et br\u00fblante, du Stromboli, un peu moins d&rsquo;un si\u00e8cle plus tard. Les corps ne se cachent plus, s&rsquo;exhibent au contraire avec naturel, simplicit\u00e9, et conservent malgr\u00e9 tout ce myst\u00e8re nourri de leur magn\u00e9tisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est l\u00e0 aussi question de rencontre, du partage d&rsquo;un moment furtif mais intense. Pierre et Clovis ont d\u00e9cid\u00e9 d&rsquo;interrompre un travail commun par une courte pause, et ont choisi pour ce faire de passer trois jours sur l&rsquo;\u00eele, au cours desquels une ascension nocturne du volcan est pr\u00e9vue. Ils y font la connaissance d&rsquo;Antonia, fille libre et solide&#8230; le duo devient trio, provoquant in\u00e9vitablement un d\u00e9s\u00e9quilibre&#8230;<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Deux r\u00e9cits en miroir pour faire entendre le souffle des corps qui se lib\u00e8rent, dire la mat\u00e9rialit\u00e9 physique et po\u00e9tique du monde qui les contient et concilie leurs gestes, la tension entre l&rsquo;anim\u00e9 et l&rsquo;inerte, entre le mort et le vivant.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Ces deux petits romans sont bien ficel\u00e9s. Bien que tr\u00e8s diff\u00e9rents dans l&rsquo;\u00e9poque, dans les personnages, dans les lieux et dans le style de l&rsquo;\u00e9criture, ils racontent tous les deux la rencontre entre des jeunes hommes et femmes.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4032\" rel=\"attachment wp-att-4032\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-4032\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/Maylis-de-Kerandal.jpg\" alt=\"Maylis de Kerandal\" width=\"266\" height=\"264\" \/><\/a><\/strong><strong>Maylis de Kerangal<\/strong> est une femme de lettres fran\u00e7aise, n\u00e9e le 16 juin 1967 au Havre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fille et petite-fille de capitaine au long cours,\u00a0 elle passe son enfance au Havre. Sa maman est enseignante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1985 \u00e0 1990, elle fait une classe pr\u00e9paratoire au lyc\u00e9e Jeanne-d \u2018Arc de Rouen et ensuite elle va \u00e0 Paris pour faire une hypokh\u00e2gne et deux kh\u00e2\u00adgnes o\u00f9 elle \u00e9tudie l&rsquo;histoire, la philosophie et l&rsquo;ethnologie. Sa ma\u00eetrise portait sur les cartographes, les cosmographies de la Renaissance. Elle a pass\u00e9 un an au d\u00e9partement des Cartes et plans \u00e0 la biblioth\u00e8que Richelieu. Puis elle est all\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Ecole des hautes \u00e9tudes pour faire de l&rsquo;anthropologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, elle est engag\u00e9e comme \u00e9ditrice jeunesse aux \u00e9ditions Gallimard aux c\u00f4t\u00e9s de Pierre Marchand et pour s&rsquo;occuper de guides de voyage, avant de faire deux s\u00e9jours aux \u00c9tats-Unis, \u00e0 Golden dans le Colorado en 1997. Elle reprend sa formation en passant une ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;EHESS \u00e0 Paris en 1998.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle publie son premier roman, <em>Je marche sous un ciel de tra\u00eene<\/em>, en 2000, suivi en 2003 par <em>La Vie voyageuse<\/em>, puis par <em>Ni fleurs, ni couronnes<\/em> en 2006, <em>Dans les rapides<\/em> en 2007 et par <em>Corniche Kennedy<\/em> en 2008. Ce dernier roman figure cette ann\u00e9e-l\u00e0 dans la s\u00e9lection de plusieurs prix litt\u00e9raires comme le M\u00e9dicis ou le Femina.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle cr\u00e9e en m\u00eame temps les \u00c9ditions du Baron Perch\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9es dans la jeunesse o\u00f9 elle travaille de 2004 \u00e0 2008, avant de se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture. Elle participe aussi \u00e0 la revue <em>Inculte<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son roman <em>Naissance d&rsquo;un pont<\/em> est publi\u00e9 en 2010. Selon elle, \u00ab\u00a0il s\u2019agit d\u2019une sorte de western, autrement dit d\u2019un roman de fondation, et la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce genre cin\u00e9matographique op\u00e8re dans le texte, l\u2019\u00e9criture travaille en plan large, brasse du ciel, des paysages, des mati\u00e8res, des hommes, et resserre sa focale sur les h\u00e9ros qui sont toujours pris dans l\u2019action, dans la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 une situation.\u00a0\u00bb. Le 3 novembre 2010, l&rsquo;ouvrage remporte \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 et au premier tour le prix M\u00e9dicis. Le livre remporte aussi le Prix Franz Hessel et est, la m\u00eame ann\u00e9e, s\u00e9lectionn\u00e9 pour les prix Femina, Goncourt, et Flore. Le Prix Franz Hessel permet \u00e0 l&rsquo;ouvrage de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une traduction en allemand, parue en 2012 chez Suhrkamp.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2011, elle est l&rsquo;une des participantes du Salon du livre de Beyrouth au BIEL (Beirut International Exhibition &amp; Leisure Center).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2012, elle remporte le prix Landerneau pour son roman <em>Tangente vers l&rsquo;est<\/em> paru aux \u00e9ditions Verticales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2014, elle est la premi\u00e8re laur\u00e9ate du Roman des \u00e9tudiants France Culture-T\u00e9l\u00e9rama (ancien Prix France Culture-T\u00e9l\u00e9rama), pour son roman <em>R\u00e9parer les vivants<\/em> qui a \u00e9t\u00e9 aussi couronn\u00e9 par le Grand prix RTL-Lire 2014 ainsi que par le Prix des lecteurs de l\u2019Express-BFM TV. Dans cet ouvrage, elle suit pendant 24 heures le p\u00e9riple du c\u0153ur du jeune Simon, en mort c\u00e9r\u00e9brale, jusqu&rsquo;\u00e0 la transplantation de l&rsquo;organe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u0152uvres\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Romans, nouvelles\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><em>Je marche sous un ciel de tra\u00eene<\/em> &#8211; 2000, 222\u00a0p.<\/li>\n<li><em>La Vie voyageuse<\/em> &#8211; 2003, 240\u00a0p.<\/li>\n<li><em>La Rue<\/em> &#8211; 2005, 92\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Ni fleurs ni couronnes<\/em> &#8211; 2006, 135\u00a0p.<\/li>\n<li>Maylis de Kerangal (texte), Robin Goldring (peint.), <em>La Peau d&rsquo;une fille qui rentre de la plage<\/em> &#8211; 2006, 31\u00a0p.<\/li>\n<li>Maylis de Kerangal et Coll., <em>Inculte, Sp\u00e9cial coupe du monde<\/em> &#8211; 2006, 212\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Dans les rapides<\/em> &#8211; 2007, 111\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Corniche Kennedy<\/em> &#8211; 2008, 177\u00a0p.<\/li>\n<li>Collectif, <em>Minimum Rock&rsquo;n&rsquo;Roll\u00a0: Binocles \u0152il de Biche &amp; Verres Fum\u00e9s<\/em> &#8211; 2008, 176\u00a0p.<\/li>\n<li>Maylis de Kerangal &amp; Joy Sorman (dir.), Coll., <em>Femmes et sport\u00a0: regards sur les athl\u00e8tes, les supportrices, et les autres<\/em> &#8211; 2009, 153\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Naissance d&rsquo;un pont<\/em> &#8211; 2010, 320\u00a0p.<\/li>\n<li>Maylis de Kerangal (texte), Beno\u00eet Grimbert (photographies), <em>Pierre Feuille Ciseaux<\/em> &#8211; 2012, 88\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Tangente vers l&rsquo;est<\/em> &#8211; 2012, 134\u00a0p.<\/li>\n<li><em>R\u00e9parer les vivants<\/em> &#8211; 2013, 281\u00a0p<em>\u00c0 ce stade de la nuit<\/em> &#8211; 2014, 80 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Albums pour enfants\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Maylis de Kerangal (texte), Alexandra Pichard (illustrations), <em>Nina et les oreillers<\/em> &#8211; \u200e 2011, 28\u00a0p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Distinctions<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix M\u00e9dicis 2010 pour <em>Naissance d&rsquo;un pont<\/em> (au premier tour). Le livre est la m\u00eame ann\u00e9e en s\u00e9lection pour les prix Femina, Goncourt et Flore.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix Franz Hessel 2010 pour <em>Naissance d&rsquo;un pont<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix Landerneau 2012 pour <em>Tangente vers l&rsquo;est<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Grand prix RTL-Lire 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Roman des \u00e9tudiants &#8211; France Culture-T\u00e9l\u00e9rama 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix Orange du Livre 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix du 37\u00e8me prix Relay des Voyageurs 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le prix litt\u00e9raire Charles-Brisset attribu\u00e9 par l&rsquo;Association fran\u00e7aise en psychiatrie 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le premier Prix Paris Diderot-Esprits libres 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le Prix des lecteurs L&rsquo;Express\/BFMTV 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Printemps 1915, un naufrage au sud de l&rsquo;Irlande, un jeune homme.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4971,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[319],"tags":[260],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/03\/Ni-fleurs-ni-couronnes.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4972"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4972"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4972\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4971"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4972"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4972"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4972"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}