{"id":4881,"date":"2016-02-07T17:35:36","date_gmt":"2016-02-07T16:35:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=4881"},"modified":"2016-02-07T17:37:32","modified_gmt":"2016-02-07T16:37:32","slug":"adam-olivier-%e2%99%a6-la-renverse","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/adam-olivier-%e2%99%a6-la-renverse\/","title":{"rendered":"Adam Olivier \u2666 La renverse"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4880\" rel=\"attachment wp-att-4880\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-4880\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/La-renverse.jpg\" alt=\"La renverse\" width=\"160\" height=\"249\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/La-renverse.jpg 321w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/La-renverse-193x300.jpg 193w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/02\/La-renverse-220x343.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 160px) 100vw, 160px\" \/><\/a>12<sup>\u00e8me<\/sup> roman d\u2019Olivier Adam. D\u2019un fait divers sordide vu \u00e0 travers le regard des enfants, Olivier Adam tire un roman tout en finesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>La renverse (ou l\u2019\u00e9tal) est le moment entre la mar\u00e9e montante et la mar\u00e9e descendante, o\u00f9, pendant environ 1 heure, plus rien ne bouge, o\u00f9 le courant et nul et o\u00f9 la mer ne monte plus et ne descend plus.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Dans ce livre, La renverse<\/em>, c\u2019est ce moment o\u00f9 Antoine, le narrateur, apprend que sa m\u00e8re est impliqu\u00e9e dans un scandale sexuel avec Jean-Fran\u00e7ois Laborde, le maire dont elle est l\u2019adjointe. Et apr\u00e8s\u00a0? Apr\u00e8s il faut vivre. Malgr\u00e9 la catastrophe m\u00e9diatique, et tout ce qu\u2019on vient de perdre. Avec la certitude kafka\u00efenne que les choses ont bascul\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Antoine, trentenaire et taciturne travaille dans la librairie d\u2019une petite ville bretonne. Il a une petite amie, Chlo\u00e9. Une vie tranquille, sans vagues et sans passion. Le matin, il marche le long de la c\u00f4te et s&rsquo;arr\u00eate au bar boire un caf\u00e9 avant d&rsquo;ouvrir les portes de la librairie. C&rsquo;est l\u00e0 qu&rsquo;il apprend (la radio est allum\u00e9e) la mort de Jean-Fran\u00e7ois Laborde : personnalit\u00e9 politique c\u00e9l\u00e8bre, ancien maire et ancien ministre, sa carri\u00e8re avait \u00e9t\u00e9 entach\u00e9e dix ans plus t\u00f4t par une affaire de viols et d&rsquo;abus sexuels \u00e0 laquelle la m\u00e8re d&rsquo;Antoine, C\u00e9cile Brunet alors ma\u00eetresse du maire, avait \u00e9t\u00e9 m\u00eal\u00e9e et qui avait \u00e9clabouss\u00e9 toute sa famille. Une sordide histoire de partouze un soir de vernissage qui avait vir\u00e9 au scandale apr\u00e8s le d\u00e9p\u00f4t de plainte pour viol de deux employ\u00e9es de la mairie. Les puissants avocats de Jean-Fran\u00e7ois Laborde avaient plaid\u00e9 le complot et l\u2019amateur de femmes pi\u00e9g\u00e9 par des mythomanes. L\u2019affaire s\u2019est classiquement sold\u00e9e par un non-lieu. Traumatis\u00e9e par la perversit\u00e9 du proc\u00e8s, l\u2019une des plaignantes, Celia B., s\u2019est suicid\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une vie au pass\u00e9, qu&rsquo;Antoine \u00ab\u00a0pense\u00a0\u00bb avoir enterr\u00e9, fuyant maison et famille et se r\u00e9fugiant dans un bled perdu en bord de mer, en Bretagne, o\u00f9 il travaille dans une librairie sous l&rsquo;aile protectrice de Jacques&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais tout remonte \u00e0 la surface, le jour de l&rsquo;annonce du d\u00e9c\u00e8s de Jean-Fran\u00e7ois Laborde. Antoine se rem\u00e9more les \u00e9v\u00e9nements qui l&rsquo;ont touch\u00e9, lui et sa famille, alors qu&rsquo;il avait 17 ans, leur pr\u00e9cipitation, le scandale, la m\u00e9diatisation, les rumeurs, le harc\u00e8lement moral, la destruction progressive du lien familial. Il raconte la fuite en avant comme seul rem\u00e8de \u00e0 l&rsquo;incompr\u00e9hension, la confrontation directe, l&rsquo;abandon affectif, l&rsquo;indiff\u00e9rence parentale, la peur et la souffrance&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Oblig\u00e9 de se replonger dans ce trouble pass\u00e9, Antoine devient acteur de sa propre vie. Les d\u00e9mons du pass\u00e9 resurgissant, il va essayer de faire le chemin \u00e0 rebours pour \u00a0\u00bb chercher une coh\u00e9rence dans un parcours qui est une succession de ruptures\u00a0\u00bb.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Le narrateur, est toujours lui-m\u00eame qu&rsquo;il met en sc\u00e8ne, un homme solitaire, taciturne, qui fuit et essaie de mettre tout \u00e0 plat (la renverse), avec une enfance et une adolescence au sein d&rsquo;une famille en apparence normale, dans un pavillon d&rsquo;une ville de banlieue de la r\u00e9gion parisienne dont il a le sentiment de ne pas vraiment y avoir \u00e9t\u00e9, de ne pas y avoir v\u00e9cu, de n&rsquo;avoir rien vu venir, rien compris. Une m\u00e8re tr\u00e8s jolie, tir\u00e9e \u00e0 quatre \u00e9pingles et s&rsquo;occupant parfaitement de sa maison. Un p\u00e8re distant, froid, n&rsquo;ayant eu pour ses deux enfants aucun geste de tendresse. Cet \u00e9quilibre familial sera mis \u00e0 mal une fois cette sombre affaire \u00e9tal\u00e9e au grand jour, brisant alors cette bulle familiale.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Les paysages de Bretagne (le bruit permanent de la mer, la compagnie des oiseaux, les dunes et les oyats vibrant dans l&rsquo;air frais du matin&#8230;) o\u00f9 il noie son spleen et sa prose libre sont comme toujours, sublimes<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au-del\u00e0 du fait divers sordide, Adam s&rsquo;interroge sur les identit\u00e9s multiples \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;une m\u00eame personne, et fait une excellente analyse des v\u00e9rit\u00e9s sociales actuelles et de ses cons\u00e9quences sur les vies individuelles de la petite et moyenne bourgeoisie, o\u00f9 les faux-semblants et les apparences ont la part belle. Il retranscrit parfaitement le trouble, les \u00e9motions confuses, les questionnements, le d\u00e9ni, l&rsquo;enfouissement, enfin mais trop tard, les doutes et les remords. Mais aussi la manipulation et la violence des m\u00e9dias, des politiques, l&rsquo;\u00e9go\u00efsme des adultes, l&rsquo;injustice n\u00e9e d&rsquo;un syst\u00e8me corrompu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le romancier campe aussi avec \u00e9lan ses personnages : un maire arrogant, sa belle maison bourgeoise en centre-ville pour le c\u00f4t\u00e9 face, vulgarit\u00e9, petitesse, crapulerie et violence c\u00f4t\u00e9 pile. Sa fille, rebelle, qu&rsquo;Antoine suivra dans sa fuite apr\u00e8s le scandale. Les victimes, deux pauvres filles habill\u00e9es vulgairement, affubl\u00e9es de concubins violents. La m\u00e8re d&rsquo;Antoine, une Emma Bovary version pavillon, actrice rat\u00e9e reconvertie en \u00e9pouse et m\u00e8re de famille mod\u00e8le tir\u00e9e \u00e0 quatre \u00e9pingles, \u00ab\u00a0toujours soucieuse du qu&rsquo;en dira-t-on\u00a0\u00bb. Et Camille, le petit fr\u00e8re mal dans sa peau, malingre mais malin. Et aussi la famille du bon copain d&rsquo;Antoine, des bobos avant l&rsquo;heure (bio, intellos), chez qui Antoine se r\u00e9fugie pour fuir l&rsquo;ambiance glaciale de sa propre maison.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00ab\u00a0La renverse\u00a0\u00bb est un roman ambitieux qui s&#8217;empare d&rsquo;un fait divers (inspir\u00e9 par l&rsquo;affaire Tron, semble-t-il. Le 25 mai 2011, Virginie Faux et Eva Loubrieu, deux ex-employ\u00e9es municipales, avaient accus\u00e9 le maire de Draveil et son adjointe de viols et d\u2019agressions\u00a0; de la m\u00eame fa\u00e7on, on avait tent\u00e9 de montrer que les deux plaignantes \u00e9taient psychologiquement instables. Puis Georges Tron avait d\u00e9missionn\u00e9), pour en d\u00e9cortiquer toutes les facettes, sociales et intimes : la violence des faits et \u00a0les r\u00e9percussions du scandale politico-sexuel dans la petite ville, les collusions, les rapports de domination, la capacit\u00e9 des puissants \u00e0 tout mettre en \u0153uvre pour conserver leur place, l&rsquo;impuissance des petites gens \u00e0 se d\u00e9fendre. Mais aussi et surtout le calvaire des enfants, et le chemin int\u00e9rieur d&rsquo;Antoine pour survivre au traumatisme. Et c&rsquo;est ce que d\u00e9peint le mieux \u00ab\u00a0La renverse\u00a0\u00bb, les m\u00e9canismes de d\u00e9fense que le narrateur a mis en place pour supporter la v\u00e9rit\u00e9, la mani\u00e8re dont il l&rsquo;occulte pour s&rsquo;en prot\u00e9ger, et les cons\u00e9quences sur sa vie d&rsquo;adulte, o\u00f9 \u00ab\u00a0tout d\u00e9file en transparence\u00a0\u00bb, comme dit Modiano (qu&rsquo;Olivier Adam cite au d\u00e9but du livre).\u00a0<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Mais comme le souligne Olivier Adam dans un \u00ab\u00a0Avertissement au lecteur\u00a0\u00bb\u00a0: Si ce texte a pour toile de fond des faits comparables \u00e0 diff\u00e9rentes affaires survenues ces derni\u00e8res ann\u00e9es, relat\u00e9es et comment\u00e9es par la presse, il s\u2019agit n\u00e9anmoins d\u2019une fiction romanesque, d\u00e9nu\u00e9e de toute valeur ou vocation documentaire. Les personnages, leurs actes, leurs pens\u00e9es, leurs biographies, les lieux, les situations\u2026 toute est le fruit de l\u2019imagination, du fantasme, de l\u2019invention. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Il dit avoir \u00e9crit (dans un interview du 5 f\u00e9vrier 2016 avec Philippe Vandel) cet avertissement pour la raison suivante\u00a0: Quand, dans un roman, on \u00e9voque des faits qui peuvent ressembler de pr\u00e8s ou de loin \u00e0 ce qu\u2019on peut lire dans les journaux, il faut bien pr\u00e9ciser que le livre n\u2019a aucune valeur documentaire et que c\u2019est une pure fiction. C\u2019est une protection juridique.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2324\" rel=\"attachment wp-att-2324\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-2324 \" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Olivier-Adam.jpg\" alt=\"Olivier Adam\" width=\"236\" height=\"237\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Olivier-Adam.jpg 160w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Olivier-Adam-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Olivier-Adam-120x120.jpg 120w\" sizes=\"(max-width: 236px) 100vw, 236px\" \/><\/a>Olivier Adam est un \u00e9crivain fran\u00e7ais n\u00e9 le 12\u00a0juillet\u00a01974 \u00e0 Draveil, pr\u00e8s de Paris. Il a grandi en r\u00e9gion parisienne au sein d&rsquo;une famille modeste et vit maintenant en Bretagne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il dit maintenant ne plus se rappeler son enfance jusqu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e2ge de 10\/11 ans. Il sait pourtant qu\u2019il a eu une enfance heureuse, normale pour ce qu\u2019il s\u2019en souvient.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il a particip\u00e9 \u00e0 la cr\u00e9ation du festival litt\u00e9raire <em>Les correspondances de Manosque<\/em>. Il est actuellement \u00e9dit\u00e9 par les \u00c9ditions de l&rsquo;Olivier et aux \u00e9ditions L&rsquo;\u00c9cole des loisirs pour ses \u0153uvres pour la jeunesse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il suit des \u00e9tudes de gestion d&rsquo;entreprises culturelles. Puis, apr\u00e8s un \u00ab\u00a0trou noir\u00a0\u00bb de quelques ann\u00e9es o\u00f9 il commence \u00e0 \u00e9crire, il participe en 1999 \u00e0 la cr\u00e9ation du festival litt\u00e9raire \u00ab\u00a0<em>Les correspondances de Manosque\u00a0\u00bb<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2000, Olivier Adam publie aux \u00e9ditions du Dilettante son premier roman, \u00ab\u00a0<em>Je vais bien ne t&rsquo;en fais pas\u00a0\u00bb<\/em>, qui conna\u00eetra un certain succ\u00e8s (160.000 exemplaires vendus en poche apr\u00e8s l&rsquo;adaptation au cin\u00e9ma en 2006).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Vers l\u2019\u00e2ge de 16 ans, il devient anorexique. Il perd 38 kg. De 88 kg, il passe \u00e0 50 kg. Il rencontre alors celle qui va devenir sa compagne, Karine Reysset, qui va lui r\u00e9apprendre \u00e0 manger et arr\u00eater de vouloir \u00eatre un \u00ab\u00a0fant\u00f4me\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il signe ensuite avec les \u00e9ditions de l&rsquo;Olivier o\u00f9 il publie \u00ab\u00a0<em>A l&rsquo;Ouest\u00a0\u00bb<\/em> (2001), \u00ab\u00a0<em>Poids l\u00e9ger\u00a0\u00bb<\/em> (2002), \u00ab\u00a0<em>Passer l&rsquo;hiver\u00a0\u00bb<\/em> (recueil de nouvelles, Prix Goncourt de la Nouvelle 2004 et Prix des \u00c9diteurs 2004), \u00ab\u00a0<em>Falaises\u00a0\u00bb<\/em> (2005, s\u00e9lectionn\u00e9 dans 13 prix litt\u00e9raires sans obtenir aucune r\u00e9compense) et \u00ab\u00a0<em>\u00c0 l&rsquo;abri de rien\u00a0\u00bb<\/em> (2007, Prix du Premier prix 2007 et favori du Prix Goncourt 2007).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre-temps, en 2003, il devient directeur de collection aux \u00e9ditions du Rouergue.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parall\u00e8lement, Olivier Adam \u00e9crit aussi plusieurs ouvrages pour la jeunesse, publi\u00e9s pour la plupart \u00e0 l&rsquo;\u00c9cole des Loisirs: \u00ab\u00a0<em>On ira voir la mer\u00a0\u00bb<\/em> (2002), \u00ab\u00a0<em>La Messe Anniversaire\u00a0\u00bb<\/em> (2003), \u00ab\u00a0<em>Sous la pluie\u00a0\u00bb<\/em> (2004), \u00ab\u00a0<em>Douanes\u00a0\u00bb<\/em> (2004, \u00e9ditions Page \u00e0 page) \u00ab\u00a0<em>Comme les doigts de la main\u00a0\u00bb<\/em> (2005) et \u00ab\u00a0<em>Le jour o\u00f9 j&rsquo;ai cass\u00e9 le ch\u00e2teau de Chambord<\/em> \u00ab\u00a0(2005).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il publie par ailleurs r\u00e9guli\u00e8rement des textes courts dans les revues litt\u00e9raires et anime des ateliers d&rsquo;\u00e9criture en milieu scolaire.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2005, Olivier Adam quitte la r\u00e9gion parisienne pour la Bretagne avec sa compagne, l&rsquo;auteur de livres pour enfants, Karine Reysset, pour habiter \u00e0 Saint-Malo, o\u00f9 il partage son temps entre la litt\u00e9rature et le cin\u00e9ma. Il est revenu dans la capitale, \u00e0 Montmartre en 2014, avec sa compagne et ses deux enfants.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour le cin\u00e9ma, outre la co-sc\u00e9narisation de ses romans \u00ab\u00a0<em>Je vais bien ne t&rsquo;en fais pas\u00a0\u00bb,<\/em> adapt\u00e9 en 2006 par Philippe Lioret, \u00ab\u00a0<em>Poids l\u00e9ger\u00a0\u00bb<\/em> adapt\u00e9 en 2004 par Jean-Pierre Am\u00e9ris et \u00ab\u00a0<em>Sous la pluie\u00a0\u00bb<\/em> en cours d&rsquo;adaption par Patrick Goyette), Olivier Adam a co-sign\u00e9 les sc\u00e9narios de \u00ab\u00a0<em>L&rsquo;\u00e9t\u00e9 indien\u00a0\u00bb<\/em> d&rsquo;Alain Raoust (2007) et de \u00ab\u00a0<em>Maman est folle\u00a0\u00bb<\/em> de Jean-Pierre Am\u00e9ris (2007, t\u00e9l\u00e9film).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Tr\u00e8s influenc\u00e9 par la litt\u00e9rature am\u00e9ricaine contemporaine (John Fante, Raymond Carver, Richard Ford,&#8230;) mais aussi par une certaine famille d&rsquo;\u00e9crivains fran\u00e7ais des ann\u00e9es &rsquo;40 et &rsquo;50 (Henri Calet, Georges Hyvernaud, Georges Perros,&#8230;), n&rsquo;h\u00e9sitant pas \u00e0 aborder des th\u00e9matiques sociales et politiques, Olivier Adam a su s&rsquo;imposer tr\u00e8s vite comme un auteur qui compte dans la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;\u00e9crivains fran\u00e7ais. C\u00f4t\u00e9 filiations cin\u00e9matographiques et musicales, on rapproche souvent son univers et son style de ceux d&rsquo;auteurs comme Maurice Pialat, Leonard Cohen ou encore Christophe Miossec.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il fait partie en 2007 de la derni\u00e8re s\u00e9lection du Prix Goncourt pour <em>\u00c0 l&rsquo;abri de rien<\/em>, et, en 2010, pour <em>Le C\u0153ur r\u00e9gulier<\/em>, de la deuxi\u00e8me s\u00e9lection du Prix Goncourt. Deux ans plus tard, pour son roman <em>Les Lisi\u00e8res<\/em>, il semble favori, d&rsquo;apr\u00e8s les m\u00e9dias, le magazine <em>L&rsquo;Express<\/em> titrant un article \u00ab\u00a0Olivier Adam aux lisi\u00e8res du prix Goncourt\u00a0\u00bb&#8230; mais quelques jours plus tard, comme le mentionne le journal <em>Le Figaro<\/em>\u00a0: \u00ab\u00a0Voil\u00e0 d\u00e9j\u00e0 une grande surprise\u00a0: alors que la plupart des m\u00e9dias le voyaient d\u00e9j\u00e0 couronn\u00e9, Olivier Adam ne figure m\u00eame pas sur la premi\u00e8re liste du Goncourt\u00a0\u00bb, surprise que reprend en titre <em>L&rsquo;Express<\/em> ou encore <em>Le Point<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est nomm\u00e9 chevalier des arts et des lettres en 2013.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En janvier 2014, une cinqui\u00e8me adaptation de son \u0153uvre est port\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran, \u00e0 laquelle il n&rsquo;a pas particip\u00e9, le long m\u00e9trage <em>Passer l&rsquo;hiver<\/em>, r\u00e9alis\u00e9 par Aur\u00e9lia Barbet, tir\u00e9 de la nouvelle \u00ab\u00a0Nouvel An\u00a0\u00bb, issue du recueil \u00ab\u00a0<em>Passer l&rsquo;hiver\u00a0\u00bb<\/em> publi\u00e9 10 ans plus t\u00f4t.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">La m\u00eame ann\u00e9e, son roman <em>Falaises<\/em> (publi\u00e9 en 2005) est \u00ab\u00a0librement adapt\u00e9\u00a0\u00bb en bande dessin\u00e9e, sur un sc\u00e9nario de Lo\u00efc Dauvillier, et des dessins de Thibault Balahy.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son ouvrage, <em>Peine perdue<\/em> sorti en ao\u00fbt 2014 chez Flammarion, est finaliste du Prix des libraires 2015.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>12\u00e8me roman d\u2019Olivier Adam. 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