{"id":4858,"date":"2016-01-22T13:32:32","date_gmt":"2016-01-22T12:32:32","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=4858"},"modified":"2018-08-21T06:57:10","modified_gmt":"2018-08-21T05:57:10","slug":"de-kerandal-maylis-%e2%99%a6-a-ce-stade-de-la-nuit","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/de-kerandal-maylis-%e2%99%a6-a-ce-stade-de-la-nuit\/","title":{"rendered":"De Kerandal Maylis &#x2666; A ce stade de la nuit"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4857\" rel=\"attachment wp-att-4857\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-4857\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/A-ce-stade-de-la-nuit1.jpg\" alt=\"A ce stade de la nuit\" width=\"227\" height=\"324\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/A-ce-stade-de-la-nuit1.jpg 1365w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/A-ce-stade-de-la-nuit1-210x300.jpg 210w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/A-ce-stade-de-la-nuit1-717x1024.jpg 717w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/A-ce-stade-de-la-nuit1-220x314.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 227px) 100vw, 227px\" \/><\/a>Le 3 octobre 2013, un navire venu de Libye, d\u00e9bordant de r\u00e9fugi\u00e9s, sombre au large de l\u2019\u00eele de Lampedusa, \u00e0 deux kilom\u00e8tres des c\u00f4tes, faisant plus de 300. Mais cette trag\u00e9die n&rsquo;est qu&rsquo;un pr\u00e9texte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans sa cuisine Maylis de Kerangal, dans sa solitude absorbe de son poste de radio l\u2019information de ce drame, l&rsquo;\u00e9cho de Lampedusa erre dans les m\u00e9andres de ses souvenirs pour cette escapade autobiographique de lieux, de films, d&rsquo;acteurs, de paysages, de moments de vie, une fuite douce et tendre o\u00f9 Lampedusa catalyse l\u2019\u00e9chappatoire. Les pens\u00e9es de la narratrice d\u00e9filent sans but pr\u00e9cis, au gr\u00e9 des images et des souvenirs vers ces noms insolites qui d\u00e9signent des lieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lampedusa est cruellement pr\u00e9sent dans notre actualit\u00e9. C&rsquo;est aussi le film de Visconti, Le Gu\u00e9pard, dont les images resurgissent instantan\u00e9ment et introduisent avec une subtilit\u00e9 le propos du livre. Et c&rsquo;est encore le nom de l&rsquo;auteur de l&rsquo;ouvrage dont a \u00e9t\u00e9 tir\u00e9 le sc\u00e9nario du film.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lampedusa restera peut \u00eatre exclusivement pour d&rsquo;autres le lieu indigne d&rsquo;entassement de migrants ou de corps rejet\u00e9s par la mer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Insolite, ce questionnement sur l&rsquo;origine des noms cr\u00e9\u00e9s par les hommes, soit pour se d\u00e9signer eux m\u00eame, qu&rsquo;ils soient conquistadores, indiens, nobles siciliens, soit pour cibler un paysage. Intrigante, la r\u00e9flexion concernant les lieux que nous continuons \u00e0 visiter en souvenir au fil de notre vie et vers lesquels on s&rsquo;\u00e9chappe quel qu\u2019en soit l&rsquo;actualit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les pens\u00e9es musardent et voyagent d&rsquo;iles en paysages, allumant des fugaces lumi\u00e8res dans la nuit du r\u00e9cit sur des ailleurs vari\u00e9s, anim\u00e9s ou immobiles.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Un petit texte concis et \u00e9l\u00e9gant de divagations et souvenirs d&rsquo;escapades, qui interroge sur notre monde en d\u00e9cadence.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4032\" rel=\"attachment wp-att-4032\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-4032\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2014\/09\/Maylis-de-Kerandal.jpg\" alt=\"Maylis de Kerandal\" width=\"257\" height=\"255\" \/><\/a>Maylis de Kerangal<\/strong> est une femme de lettres fran\u00e7aise, n\u00e9e le 16 juin 1967 au Havre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fille et petite-fille de capitaine au long cours, elle passe son enfance au Havre. Sa maman est enseignante.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De 1985 \u00e0 1990, elle fait une classe pr\u00e9paratoire au lyc\u00e9e Jeanne-d \u2018Arc de Rouen et ensuite elle va \u00e0 Paris pour faire une hypokh\u00e2gne et deux kh\u00e2\u00adgnes o\u00f9 elle \u00e9tudie l&rsquo;histoire, la philosophie et l&rsquo;ethnologie. Sa ma\u00eetrise portait sur les cartographes, les cosmographies de la Renaissance. Elle a pass\u00e9 un an au d\u00e9partement des Cartes et plans \u00e0 la biblioth\u00e8que Richelieu. Puis elle est all\u00e9e \u00e0 l&rsquo;Ecole des hautes \u00e9tudes pour faire de l&rsquo;anthropologie.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, elle est engag\u00e9e comme \u00e9ditrice jeunesse aux \u00e9ditions Gallimard aux c\u00f4t\u00e9s de Pierre Marchand et pour s&rsquo;occuper de guides de voyage, avant de faire deux s\u00e9jours aux \u00c9tats-Unis, \u00e0 Golden dans le Colorado en 1997. Elle reprend sa formation en passant une ann\u00e9e \u00e0 l&rsquo;EHESS \u00e0 Paris en 1998.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle publie son premier roman, <em>Je marche sous un ciel de tra\u00eene<\/em>, en 2000, suivi en 2003 par <em>La Vie voyageuse<\/em>, puis par <em>Ni fleurs, ni couronnes<\/em> en 2006, <em>Dans les rapides<\/em> en 2007 et par <em>Corniche Kennedy<\/em> en 2008. Ce dernier roman figure cette ann\u00e9e-l\u00e0 dans la s\u00e9lection de plusieurs prix litt\u00e9raires comme le M\u00e9dicis ou le Femina.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle cr\u00e9e en m\u00eame temps les \u00c9ditions du Baron Perch\u00e9 sp\u00e9cialis\u00e9es dans la jeunesse o\u00f9 elle travaille de 2004 \u00e0 2008, avant de se consacrer \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture. Elle participe aussi \u00e0 la revue <em>Inculte<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son roman <em>Naissance d&rsquo;un pont<\/em> est publi\u00e9 en 2010. Selon elle, \u00ab\u00a0il s\u2019agit d\u2019une sorte de western, autrement dit d\u2019un roman de fondation, et la r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 ce genre cin\u00e9matographique op\u00e8re dans le texte, l\u2019\u00e9criture travaille en plan large, brasse du ciel, des paysages, des mati\u00e8res, des hommes, et resserre sa focale sur les h\u00e9ros qui sont toujours pris dans l\u2019action, dans la n\u00e9cessit\u00e9 de r\u00e9pondre \u00e0 une situation.\u00a0\u00bb. Le 3 novembre 2010, l&rsquo;ouvrage remporte \u00e0 l&rsquo;unanimit\u00e9 et au premier tour le prix M\u00e9dicis. Le livre remporte aussi le Prix Franz Hessel et est, la m\u00eame ann\u00e9e, s\u00e9lectionn\u00e9 pour les prix Femina, Goncourt, et Flore. Le Prix Franz Hessel permet \u00e0 l&rsquo;ouvrage de b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;une traduction en allemand, parue en 2012 chez Suhrkamp.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2011, elle est l&rsquo;une des participantes du Salon du livre de Beyrouth au BIEL (Beirut International Exhibition &amp; Leisure Center).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2012, elle remporte le prix Landerneau pour son roman <em>Tangente vers l&rsquo;est<\/em> paru aux \u00e9ditions Verticales.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2014, elle est la premi\u00e8re laur\u00e9ate du Roman des \u00e9tudiants France Culture-T\u00e9l\u00e9rama (ancien Prix France Culture-T\u00e9l\u00e9rama), pour son roman <em>R\u00e9parer les vivants<\/em> qui a \u00e9t\u00e9 aussi couronn\u00e9 par le Grand prix RTL-Lire 2014 ainsi que par le Prix des lecteurs de l\u2019Express-BFM TV. Dans cet ouvrage, elle suit pendant 24 heures le p\u00e9riple du c\u0153ur du jeune Simon, en mort c\u00e9r\u00e9brale, jusqu&rsquo;\u00e0 la transplantation de l&rsquo;organe.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>\u0152uvres\u00a0:<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Romans, nouvelles\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li><em>Je marche sous un ciel de tra\u00eene<\/em> &#8211; 2000, 222\u00a0p.<\/li>\n<li><em>La Vie voyageuse<\/em> &#8211; 2003, 240\u00a0p.<\/li>\n<li><em>La Rue<\/em> &#8211; 2005, 92\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Ni fleurs ni couronnes<\/em> &#8211; 2006, 135\u00a0p.<\/li>\n<li>Maylis de Kerangal (texte), Robin Goldring (peint.), <em>La Peau d&rsquo;une fille qui rentre de la plage<\/em> &#8211; 2006, 31\u00a0p.<\/li>\n<li>Maylis de Kerangal et Coll., <em>Inculte, Sp\u00e9cial coupe du monde<\/em> &#8211; 2006, 212\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Dans les rapides<\/em> &#8211; 2007, 111\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Corniche Kennedy<\/em> &#8211; 2008, 177\u00a0p.<\/li>\n<li>Collectif, <em>Minimum Rock&rsquo;n&rsquo;Roll\u00a0: Binocles \u0152il de Biche &amp; Verres Fum\u00e9s<\/em> &#8211; 2008, 176\u00a0p.<\/li>\n<li>Maylis de Kerangal &amp; Joy Sorman (dir.), Coll., <em>Femmes et sport\u00a0: regards sur les athl\u00e8tes, les supportrices, et les autres<\/em> &#8211; 2009, 153\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Naissance d&rsquo;un pont<\/em> &#8211; 2010, 320\u00a0p.<\/li>\n<li>Maylis de Kerangal (texte), Beno\u00eet Grimbert (photographies), <em>Pierre Feuille Ciseaux<\/em> &#8211; 2012, 88\u00a0p.<\/li>\n<li><em>Tangente vers l&rsquo;est<\/em> &#8211; 2012, 134\u00a0p.<\/li>\n<li><em>R\u00e9parer les vivants<\/em> &#8211; 2013, 281\u00a0p<\/li>\n<li><em>\u00c0 ce stade de la nuit<\/em> &#8211; 2014, 80 p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Albums pour enfants\u00a0:<\/strong><\/p>\n<ul style=\"text-align: justify;\">\n<li>Maylis de Kerangal (texte), Alexandra Pichard (illustrations), <em>Nina et les oreillers<\/em> &#8211; \u200e 2011, 28\u00a0p.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Distinctions<\/strong><\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix M\u00e9dicis 2010 pour <em>Naissance d&rsquo;un pont<\/em> (au premier tour). Le livre est la m\u00eame ann\u00e9e en s\u00e9lection pour les prix Femina, Goncourt et Flore.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix Franz Hessel 2010 pour <em>Naissance d&rsquo;un pont<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix Landerneau 2012 pour <em>Tangente vers l&rsquo;est<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Grand prix RTL-Lire 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Roman des \u00e9tudiants &#8211; France Culture-T\u00e9l\u00e9rama 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix Orange du Livre 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Prix du 37\u00e8me prix Relay des Voyageurs 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le prix litt\u00e9raire Charles-Brisset attribu\u00e9 par l&rsquo;Association fran\u00e7aise en psychiatrie 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le premier Prix Paris Diderot-Esprits libres 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">le Prix des lecteurs L&rsquo;Express\/BFMTV 2014 pour <em>R\u00e9parer les vivants<\/em><\/li>\n<\/ul>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le 3 octobre 2013, un navire venu de Libye, d\u00e9bordant de.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4857,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[314],"tags":[260],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2016\/01\/A-ce-stade-de-la-nuit1.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4858"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4858"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4858\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4857"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4858"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4858"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4858"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}