{"id":4792,"date":"2015-11-30T12:00:44","date_gmt":"2015-11-30T11:00:44","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=4792"},"modified":"2015-11-30T12:02:37","modified_gmt":"2015-11-30T11:02:37","slug":"lafon-marie-helene-%e2%99%a6-lannonce","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/lafon-marie-helene-%e2%99%a6-lannonce\/","title":{"rendered":"Lafon Marie-H\u00e9l\u00e8ne \u2666 L&rsquo;annonce"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4791\" rel=\"attachment wp-att-4791\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-4791\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lannonce.jpeg\" alt=\"L'annonce\" width=\"150\" height=\"248\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lannonce.jpeg 400w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lannonce-182x300.jpeg 182w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lannonce-220x364.jpeg 220w\" sizes=\"(max-width: 150px) 100vw, 150px\" \/><\/a>Parfois, une vie peut se r\u00e9sumer \u00e0 quelques lignes dans <em>Le Chasseur fran\u00e7ais<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Alors qu&rsquo;elle attend son fils \u00c9ric, 7 ans, chez le dentiste, Annette feuillette le magazine et tombe sur la petite annonce CF 41418 : \u00ab\u00a0agriculteur doux, quarante-six ans, cherche jeune femme aimant campagne\u00a0\u00bb. Sans trop savoir pourquoi, cette Nordiste de 37 ans avec un petit boulot \u00e0 l&rsquo;usine,une petite vie et de la solitude en abondance, d\u00e9coupe la page et appelle le \u00ab\u00a0service Vocannonce\u00a0\u00bb, afin d&rsquo;\u00eatre mise en contact avec l&rsquo;auteur de ce court texte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Annette a aim\u00e9 le p\u00e8re d\u2019\u00c9ric, mais \u00e7a n\u2019a servi \u00e0 rien, ni \u00e0 le sauver du vertige de l\u2019alcool, ni \u00e0 faire la vie meilleure. Alors elle d\u00e9cide de s\u2019\u00e9chapper, de recommencer ailleurs, loin. Pourquoi avait-elle choisi Didier ? Qu&rsquo;est ce qui l&rsquo;avait pouss\u00e9e \u00e0 le choisir lui ? Elle ne sait pas. La r\u00e9ponse, elle ne l&rsquo;a pas. La vie avec lui a \u00e9t\u00e9 dure, moche, difficile. Comment faire face \u00e0 la violence, \u00e0 l&rsquo;alcool ? Elle a trop tra\u00een\u00e9 \u00e0 se s\u00e9parer de lui, \u00e0 partir avec l&rsquo;enfant, \u00e0 accepter de se retrouver seule avec le petit. Mais, elle l&rsquo;a fait enfin. Et la grand-m\u00e8re \u00e9tait l\u00e0, \u00e0 les aider tous deux. Une petite vie \u00e0 trois s&rsquo;est construite, doucement, au calme, sans tapage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il s&rsquo;appelle Paul, quarante-six ans, paysan, et vit \u00e0 Fridi\u00e8res, dans le Cantal avec sa s\u0153ur et ses deux oncles dans la ferme familiale de cinquante-trois hectares, en pays perdu, au bout de rien. Il n\u2019a pas tout \u00e0 fait choisi d\u2019\u00eatre l\u00e0, mais sa vie s\u2019est faite comme \u00e7a. Paul n\u2019a qu\u2019une rage\u00a0: il ne veut pas finir seul, sans femme. D\u2019o\u00f9 l\u2019annonce. Paul l\u2019a pass\u00e9e. Annette y a r\u00e9pondu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce sont deux timides, des taiseux qui veulent vivre encore une belle tranche de vie avec quelqu&rsquo;un, mettre obstin\u00e9ment un peu de baume au c\u0153ur sur leurs bleus \u00e0 l&rsquo;\u00e2me. Les coups durs, les coups, ils connaissent Paul et Annette. Ils sont du m\u00eame pays des enfances douloureuses et des vies rudes, m\u00eame si des centaines de kilom\u00e8tres les s\u00e9parent. Bailleul dans le Nord, c&rsquo;est loin de la ferme o\u00f9 Paul vit \u00e0 Fridi\u00e8res dans le Cantal. Alors ils se donnent rendez-vous \u00e0 mi-chemin, \u00e0 Nevers. Au fil du temps et des rencontres, chacun se livre davantage \u00e0 l&rsquo;autre. Lui confie ses habitudes de c\u00e9libataire endurci. Elle \u00e9voque son histoire d&rsquo;amour avec le p\u00e8re d&rsquo;Eric, Didier, alcoolique qui s\u00e9journe derri\u00e8re les barreaux pour plusieurs ann\u00e9es.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sauf qu\u2019il y a les autres. Le fils silencieux, et la m\u00e8re d\u2019Annette.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et les autres de Paul, ceux qui vivent avec lui \u00e0 Fridi\u00e8res. Les oncles, propri\u00e9taires des terres. Et la s\u0153ur, Nicole, dix-huit mois de moins que Paul, qui n\u2019a pas de mari et pas d\u2019enfant. Elle r\u00e8gne sur la maison, il r\u00e8gne sur l&rsquo;\u00e9table depuis que leurs parents les ont plac\u00e9s \u00e0 la ferme \u00e0 l&rsquo;adolescence. Ils ont gagn\u00e9s de haute lutte ce statut et l&rsquo;arriv\u00e9e d&rsquo;Annette et de son fils risque de mettre en p\u00e9ril ce fragile \u00e9quilibre.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon nous raconte leur rencontre, n\u00e9e d\u2019une petite annonce dans un journal, lue et d\u00e9coup\u00e9e. C\u2019est une histoire d\u2019amour.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4703\" rel=\"attachment wp-att-4703\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-4703\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/Marie-H\u00e9l\u00e8ne-Lafon.jpg\" alt=\"Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon\" width=\"281\" height=\"218\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/Marie-H\u00e9l\u00e8ne-Lafon.jpg 941w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/Marie-H\u00e9l\u00e8ne-Lafon-300x232.jpg 300w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/10\/Marie-H\u00e9l\u00e8ne-Lafon-220x170.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 281px) 100vw, 281px\" \/><\/a>Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon<\/strong>, n\u00e9e en 1962 \u00e0 Aurillac (Cantal), est un professeur agr\u00e9g\u00e9 et \u00e9crivain fran\u00e7ais.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Marie-H\u00e9l\u00e8ne Lafon, professeur agr\u00e9g\u00e9, enseigne le fran\u00e7ais, le latin et le grec, en banlieue parisienne, puis \u00e0 Paris. Elle vit dans la capitale, c\u00e9libataire et sans enfants, elle d\u00e9clare n&rsquo;en avoir \u00ab\u00a0jamais voulu\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0N\u00e9e dans une famille de paysans\u00a0\u00bb, selon ses propres mots, elle est originaire du Cantal, o\u00f9 elle a v\u00e9cu jusqu&rsquo;\u00e0 ses 18 ans, \u00e9l\u00e8ve dans un pensionnat religieux de Saint-Flour. Elle part ensuite \u00e9tudier \u00e0 Paris, \u00e0 la Sorbonne, et est agr\u00e9g\u00e9e de grammaire en 1987.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son d\u00e9partement d&rsquo;origine, le Cantal, est le d\u00e9cor de la majorit\u00e9 de ses romans, et sa rivi\u00e8re Santoire. \u00ab\u00a0Quand j&rsquo;\u00e9cris, je rejoins mon vrai pays, c&rsquo;est tr\u00e8s intestin, tr\u00e8s organique, comme malaxer la viande.\u00a0\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle a commenc\u00e9 \u00e0 \u00e9crire tr\u00e8s tard, en 1996. Son premier roman <em>Le Soir du chien<\/em> est r\u00e9compens\u00e9 par le Prix Renaudot des lyc\u00e9ens en 2001. Cet ouvrage est sa premi\u00e8re publication, mais elle avait pr\u00e9c\u00e9demment \u00e9crit des nouvelles \u2014 pour lesquelles elle ne trouvait pas d&rsquo;\u00e9diteur \u2014 dont \u00ab\u00a0Liturgie\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Alphonse\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0Jeanne\u00a0\u00bb, qui seront publi\u00e9es l&rsquo;ann\u00e9e suivante dans le recueil <em>Liturgie<\/em>, r\u00e9compens\u00e9 par le Prix Renaissance de la Nouvelle en 2003.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ses ouvrages, elle fait parfois r\u00e9f\u00e9rence \u00ab\u00a0aux lectures qui m\u2019ont nourrie, aux auteurs, aux langues surtout, Louis Calaferte, Gustave Flaubert, Jean Genet&#8230;\u00a0\u00bb.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parfois, une vie peut se r\u00e9sumer \u00e0 quelques lignes dans Le.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4791,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[311],"tags":[303],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Lannonce.jpeg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4792"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4792"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4792\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4791"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4792"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4792"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4792"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}