{"id":4780,"date":"2015-11-19T10:43:05","date_gmt":"2015-11-19T09:43:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=4780"},"modified":"2015-11-19T10:45:52","modified_gmt":"2015-11-19T09:45:52","slug":"benameur-jeanne-%e2%99%a6-otages-intimes","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/benameur-jeanne-%e2%99%a6-otages-intimes\/","title":{"rendered":"Benameur Jeanne \u2666 Otages intimes"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4779\" rel=\"attachment wp-att-4779\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-4779\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Otages-intimes.jpg\" alt=\"Otages intimes\" width=\"171\" height=\"316\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Otages-intimes.jpg 809w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Otages-intimes-162x300.jpg 162w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Otages-intimes-554x1024.jpg 554w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Otages-intimes-220x407.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 171px) 100vw, 171px\" \/><\/a>Reporter-photographe de guerre, \u00c9tienne n&rsquo;est bien, comme son p\u00e8re, navigateur (parti un jour, jamais revenu) que dans les d\u00e9parts, les lointains&#8230; Il a toujours su aller au plus pr\u00e8s du danger pour porter t\u00e9moignage.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->En reportage dans une ville \u00e0 feu et \u00e0 sang, il est pris en otage, s\u00e9questr\u00e9 un temps tr\u00e8s long, dur\u00e9e jamais pr\u00e9cis\u00e9e&#8230; Quand enfin il est lib\u00e9r\u00e9 apr\u00e8s n\u00e9gociation entre Etats, l\u2019ampleur de ce qu\u2019il lui reste \u00e0 r\u00e9 apprivoiser le jette dans un nouveau vertige, une autre forme de p\u00e9ril.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De retour au village de l\u2019enfance, aupr\u00e8s de sa m\u00e8re, il tente de reconstituer le cocon originel, un centre depuis lequel il pourrait reprendre langue avec le monde. C\u2019est le d\u00e9licat retour \u00e0 la vie ordinaire, o\u00f9 apr\u00e8s le traumatisme, la peur absolue, il faut reconstruire, trouver les moyens de d\u00e9passer le traumatisme.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au contact d\u2019une nature sauvage, famili\u00e8re mais sans complaisance, il peut enfin se laisser retraverser par les images du chaos. Maintenant il a v\u00e9cu ce qu&rsquo;\u00e9tait : ne compter pour rien. Devenir juste une monnaie d&rsquo;\u00e9change entre deux mondes pendant des mois a \u00e9t\u00e9 sa seule utilit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dans ce progressif apaisement se reforme le trio de toujours. Il y a Enzo, le fils de l\u2019Italien, l\u2019ami taiseux qui travaille le bois et joue du violoncelle. Et Jofranka, \u201cla petite qui vient de loin\u201d, devenue avocate \u00e0 La Haye, qui aide les femmes victimes de guerres \u00e0 trouver le courage de mettre en mots ce qu\u2019elles ont v\u00e9cu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ces trois-l\u00e0 se retrouvent autour des gestes suspendus du pass\u00e9, dans l\u2019urgence de la question cruciale : quelle est la part d\u2019otage en chacun de nous ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De la fureur au silence, Jeanne Benameur habite la solitude de l\u2019otage apr\u00e8s la lib\u00e9ration. <em>Otages intimes<\/em> trace les chemins de la libert\u00e9 vraie, celle qu\u2019on ne trouve qu\u2019en atteignant l\u2019intime de soi.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un roman polyphonique o\u00f9 moult th\u00e8mes s&rsquo;entrechoquent, s&rsquo;\u00e9loignent, se c\u00f4toient, se rejoignent: L&rsquo;Amour de la Vie, l&rsquo;enfantement, les liens uniques entre m\u00e8re et fils, la mort, l&rsquo;amiti\u00e9, l&rsquo;amour, l&rsquo;engagement, comment survivre \u00e0 la barbarie ?, la libert\u00e9, la peur, la solitude des \u00eatres, leurs ancrages originels qui font leur force ou leur faiblesse, la richesse et la s\u00e9r\u00e9nit\u00e9 du travail manuel, dont celui de l&rsquo;ami de \u00ab\u00a0notre h\u00e9ros\u00a0\u00bb, polissant, transformant le bois , la force de la musique, ainsi que la qu\u00eate perp\u00e9tuelle de sens et d&rsquo;amour de nous, fragiles humains&#8230;<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em><strong>\u201cPour que j\u2019ouvre un chantier d\u2019\u00e9criture<\/strong>, il faut que je sois travers\u00e9e par une question qui insiste, s\u2019impose. Je sens \u00e0 un moment que ce n\u2019est que par l\u2019\u00e9criture que \u00ab \u00e7a \u00bb va prendre forme. Le roman me permet d\u2019explorer, jusqu\u2019au bout et par des facettes diff\u00e9rentes, un questionnement, ce que dans la vie je ne peux pas faire. Le roman est une qu\u00eate qui m\u2019est n\u00e9cessaire au moment o\u00f9 je l\u2019\u00e9cris.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Avec Otages intimes, le questionnement \u00e9tait : quelle part de nous est toujours prise en otage ? Tous, nous sentons parfois qu\u2019un territoire en nous reste inexplor\u00e9, ferm\u00e9. Ces espaces dont nous ne sommes pas libres appellent parfois. Il faut souvent ce qu\u2019on nomme \u00ab une crise \u00bb pour aller y voir\u2026 se risquer \u00e0 d\u00e9couvrir.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Je vis dans un monde o\u00f9 les images de la guerre sont omnipr\u00e9sentes, sur les \u00e9crans, dans toutes les actualit\u00e9s. La guerre, je l\u2019ai v\u00e9cue lorsque j\u2019\u00e9tais enfant, \u00e0 cinq ans, quand toute ma famille fut attaqu\u00e9e par ceux que l\u2019on conna\u00eetrait ensuite sous le sigle OAS (\u00c7a t\u2019apprendra \u00e0 vivre, Babel).<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>J\u2019ai \u00e9t\u00e9 \u00ab sid\u00e9r\u00e9e \u00bb par la violence des hommes. De cette sid\u00e9ration on ne revient pas indemne. L\u2019intensit\u00e9 v\u00e9cue au moment du p\u00e9ril, rien ne pourra plus l\u2019\u00e9galer. \u00c0 part, pour moi, l\u2019intensit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture. C\u2019est sans doute pour cela que le corps a une telle \u00ab vie \u00bb dans mes textes.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>C\u2019est la premi\u00e8re fois que je peux me lancer dans la fiction sur ce terrain-l\u00e0 qui m\u2019habite depuis si longtemps. Les questions d\u2019\u00e9criture n\u2019en ont \u00e9t\u00e9 que plus aigu\u00ebs. J\u2019esp\u00e8re que corps, imaginaire et pens\u00e9e trouvent leur forme juste par ce texte.\u201d\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0 <strong>Jeanne Benameur<\/strong><\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=3071\" rel=\"attachment wp-att-3071\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-3071\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Jeanne-benameur.jpg\" alt=\"Jeanne benameur\" width=\"292\" height=\"221\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Jeanne-benameur.jpg 350w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Jeanne-benameur-300x227.jpg 300w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/10\/Jeanne-benameur-220x166.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 292px) 100vw, 292px\" \/><\/a>Jeanne Benameur<\/strong> est une \u00e9crivaine fran\u00e7aise n\u00e9e en 1952 \u00e0 Ain M&rsquo;lila en Alg\u00e9rie, d&rsquo;un p\u00e8re arabe et d&rsquo;une m\u00e8re italienne. Derni\u00e8re d&rsquo;une famille de quatre enfants, elle passe de l&rsquo;Alg\u00e9rie \u00e0 la France avec sa famille en raison des violences li\u00e9es \u00e0 la guerre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle a cinq ans et demi quand elle arrive \u00e0 La Rochelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux langues, l\u2019arabe et le fran\u00e7ais ont berc\u00e9es son enfance : l&rsquo;arabe \u00e9tant la langue maternelle de son p\u00e8re, mais \u00e9galement celle de son premier environnement. Elle r\u00e9introduit les sonorit\u00e9s et les rythmes de ces langues dans son \u00e9criture.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Sa m\u00e8re lui apprend \u00e0 \u00e9crire avant m\u00eame d&rsquo;aller \u00e0 l&rsquo;\u00e9cole. Tr\u00e8s t\u00f4t, elle \u00e9crit de petites histoires, des contes, des pi\u00e8ces de th\u00e9\u00e2tre, des po\u00e8mes. Elle suit les cours du conservatoire d&rsquo;art dramatique puis elle effectue des \u00e9tudes de lettres \u00e0 Poitiers, o\u00f9 elle suit aussi des cours de philosophie et d&rsquo;histoire de l&rsquo;art. Elle est pendant un temps \u00e9l\u00e8ve du conservatoire de chant. Apr\u00e8s l&rsquo;obtention du CAPES, elle devient professeur de lettres : d&rsquo;abord \u00e0 Mauz\u00e9 sur le Mignon puis en banlieue parisienne.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ce n&rsquo;est qu&rsquo;\u00e0 partir de 2000 qu&rsquo;elle se consacre enti\u00e8rement \u00e0 l&rsquo;\u00e9criture. Elle a publi\u00e9 pour la premi\u00e8re fois en 1989 aux Editions Guy Chambelland des textes po\u00e9tiques, puis chez divers \u00e9diteurs : d&rsquo;abord chez Deno\u00ebl en litt\u00e9rature g\u00e9n\u00e9rale, et, depuis 2006, chez Actes Sud. Pour la litt\u00e9rature jeunesse elle publie aux \u00e9ditions Thierry Magnier. Elle a \u00e9t\u00e9 \u00e9galement directrice de collection chez Actes Sud junior pour la collection \u00ab\u00a0d&rsquo;Une Seule Voix\u00a0\u00bb et chez Thierry Magnier pour \u00ab\u00a0Photoroman\u00a0\u00bb jusqu&rsquo;en septembre 2013.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle se distingue sur la sc\u00e8ne litt\u00e9raire avec \u00ab\u00a0Les Demeur\u00e9es\u00a0\u00bb qui re\u00e7oit en 2001 le Prix Unicef.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Puis, c&rsquo;est le Prix du centre du Livre Poitou-Charentes pour \u00ab\u00a0Laver les ombres\u00a0\u00bb en 2007, le prix Paroles d&rsquo;encre, le prix du Rotary et le prix du Roman d&rsquo;entreprise pour \u00ab\u00a0Les Insurrections singuli\u00e8res\u00a0\u00bb en 2011.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et en 2013, \u00ab\u00a0Profanes\u00a0\u00bb re\u00e7oit Le Grand Prix RTL LIRE.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parall\u00e8lement \u00e0 son travail d&rsquo;\u00e9crivain, elle anime r\u00e9guli\u00e8rement des ateliers d&rsquo;\u00e9criture. Ceux-ci tiennent une grande place dans son parcours. Le travail en milieu carc\u00e9ral avec des jeunes l&rsquo;int\u00e9resse tout autant. En effet, ce lieu a une assez grande importance pour elle vu que son p\u00e8re a longtemps travaill\u00e9 comme directeur de prison. C&rsquo;est un endroit myst\u00e9rieux, qui interroge toujours. C&rsquo;est sans doute cet environnement qui lui a donn\u00e9 un go\u00fbt tr\u00e8s prononc\u00e9 pour la libert\u00e9. Elle a \u00e9galement une passion pour les enfants. Elle est d&rsquo;ailleurs membre d&rsquo;une association, \u00ab\u00a0Parrains par mille\u00a0\u00bb, qui vient en aide aux jeunes en d\u00e9tresse.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jeanne Benameur passe facilement de la litt\u00e9rature g\u00e9n\u00e9rale \u00e0 la litt\u00e9rature pour la jeunesse. Elle \u00e9crit pour des \u00e2ges tr\u00e8s vari\u00e9s. Le choix du lectorat d\u00e9pend. Par exemple, le livre \u00ab\u00a0Les reliques\u00a0\u00bb ne peut pas figurer en secteur jeunesse car il aborde des sujets qui n&rsquo;interpellent pas encore les jeunes. Alors que dans \u00ab\u00a0Si m\u00eame les arbres meurent\u00a0\u00bb, il s&rsquo;agissait d&rsquo;une vraie question pour les enfants, les adolescents : Comment continuer \u00e0 aimer apr\u00e8s la mort mais du c\u00f4t\u00e9 parents, grands-parents. Tout cela est tr\u00e8s subjectif et peut \u00eatre discut\u00e9, il n&rsquo;y a pas vraiment de r\u00e8gle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsqu&rsquo;elle \u00e9crit elle ne pense pas au lecteur. Elle a besoin que ce qu&rsquo;elle \u00e9crit sonne juste car c&rsquo;est elle la lectrice. C&rsquo;est le d\u00e9sir de se transformer qui fait sa profonde n\u00e9cessit\u00e9 d&rsquo;\u00e9criture. L&rsquo;\u00e9criture lui permet d&rsquo;ouvrir d&rsquo;autres espaces \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur d&rsquo;elle-m\u00eame et de voir le monde autrement et encore autrement, m\u00eame si c&rsquo;est sur le m\u00eame th\u00e8me. Ecrire lui permet de lui ouvrir de nouveaux horizons. Dans ses romans, la relation \u00e0 l&rsquo;autre est au fondement m\u00eame de la narration.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle accorde une grande place \u00e0 la psychanalyse. La psychanalyse lui a permis de mettre en forme par la parole ses \u00e9motions et donc de les travailler dans l&rsquo;\u00e9criture. Elle lui a permis encore de faire le lien avec le partageable. Elle a cess\u00e9 de se consid\u00e9rer comme un \u00eatre original car nous sommes tous r\u00e9gis par une naissance, par une mort, nous poss\u00e9dons les m\u00eames sens pour appr\u00e9hender le monde, une sexuation,&#8230; Tous ces \u00e9l\u00e9ments font de nous des semblables, m\u00eame si nous avons nos singularit\u00e9s, notre histoire, notre \u00e9ducation, notre culture&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lorsqu&rsquo;elle \u00e9tait jeune professeur en milieu rural, avec des classes difficiles, elle passait des heures \u00e0 corriger des r\u00e9dactions qu&rsquo;elle donnait aux \u00e9l\u00e8ves. Cela n&rsquo;\u00e9tait pas utile pour eux car \u00e7a leur enlevait le go\u00fbt d&rsquo;\u00e9crire. Elle a donc commenc\u00e9 \u00e0 pratiquer des ateliers d&rsquo;\u00e9criture avec Elisabeth Bing. En 1979, ses \u00e9l\u00e8ves de milieu rural venaient le mercredi apr\u00e8s-midi sp\u00e9cialement pour l&rsquo;atelier d&rsquo;\u00e9criture. Lorsque les \u00e9l\u00e8ves sont tr\u00e8s loin de la pratique de l&rsquo;\u00e9criture, elle commence avec des ateliers d&rsquo;imaginaire et de paroles. Elle part d&rsquo;un groupe de mots, puis chacun accueillit les images dans la parole. On se rend compte qu&rsquo;avec les m\u00eames mots, chacun n&rsquo;a pas les m\u00eames images, l&rsquo;imaginaire de chacun est libre. C&rsquo;est ensuite qu&rsquo;on peut aborder l&rsquo;atelier d&rsquo;\u00e9criture. Son but est que les gens, au bout d&rsquo;un moment, ne viennent plus \u00e0 ses ateliers, qu&rsquo;ils se confrontent eux-m\u00eames avec l&rsquo;\u00e9criture, chez eux dans cette affaire solitaire. L&rsquo;atelier d&rsquo;\u00e9criture ne fait peut-\u00eatre pas des \u00e9crivains, mais des lecteurs. Lorsque quelqu&rsquo;un travaille ses propres mots, il a moins peur des mots des autres.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle vit \u00e0 La Rochelle et consacre l\u2019essentiel de son temps \u00e0 l\u2019\u00e9criture.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Reporter-photographe de guerre, \u00c9tienne n&rsquo;est bien, comme son p\u00e8re, navigateur (parti.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4779,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[311],"tags":[196],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/11\/Otages-intimes.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4780"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4780"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4780\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4779"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4780"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4780"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4780"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}