{"id":4647,"date":"2015-08-31T07:21:06","date_gmt":"2015-08-31T06:21:06","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=4647"},"modified":"2015-09-14T07:52:03","modified_gmt":"2015-09-14T06:52:03","slug":"yeon-su-kim-%e2%99%a6-si-le-role-de-la-mer-est-de-faire-des-vagues","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/yeon-su-kim-%e2%99%a6-si-le-role-de-la-mer-est-de-faire-des-vagues\/","title":{"rendered":"Yeon-su Kim \u2666 Si le r\u00f4le de la mer est de faire des vagues"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4652\" rel=\"attachment wp-att-4652\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-4652\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Si-le-r\u00f4le-de-la-mer-est-de-faire-des-vagues.jpg\" alt=\"Si le r\u00f4le de la mer est de faire des vagues\" width=\"186\" height=\"288\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Si-le-r\u00f4le-de-la-mer-est-de-faire-des-vagues.jpg 322w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Si-le-r\u00f4le-de-la-mer-est-de-faire-des-vagues-194x300.jpg 194w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Si-le-r\u00f4le-de-la-mer-est-de-faire-des-vagues-220x341.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 186px) 100vw, 186px\" \/><\/a>La jeune Camilla Portman est \u00e0 un tournant de sa courte vie. Sa m\u00e8re adoptive vient de mourir et son p\u00e8re lui annonce sa prochaine union.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->Comme ce dernier quitte la demeure familiale, il envoie \u00e0 la jeune femme six cartons dans lesquels sont entass\u00e9s ses souvenirs d&rsquo;enfance.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Pour Camilla, les ouvrir, c&rsquo;est un peu ouvrir la boite de Pandore de son histoire personnelle. Entre un ours en peluche et un globe terrestre, la photo d\u2019une jeune fille, petite et menue : celle de sa vraie m\u00e8re avec un b\u00e9b\u00e9 dans les bras.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De ses origines, elle ne sait rien si ce n&rsquo;est qu&rsquo;elle a \u00e9t\u00e9 adopt\u00e9e b\u00e9b\u00e9 par un couple d\u2019Am\u00e9ricains et qu&rsquo;elle est originaire d&rsquo;une ville c\u00f4ti\u00e8re de Cor\u00e9e du Sud, Jinnam. Seul son reflet dans le miroir lui rappelle qu&rsquo;elle n&rsquo;est pas la v\u00e9ritable fille de ses parents:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aujourd\u2019hui elle a vingt et un ans et d\u00e9cide de partir en Cor\u00e9e \u00e0 la recherche de sa m\u00e8re. Accompagn\u00e9e de son petit ami Yuichi, Camilla se rend donc \u00e0 Jinnam en Cor\u00e9e \u00e0 la recherche de sa m\u00e8re et pour comprendre les causes de son adoption. Son seul indice est une vieille photo o\u00f9 sa m\u00e8re pose avec elle, b\u00e9b\u00e9, devant un b\u00e2timent et un massif de cam\u00e9lias&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais rien ne se passe comme elle l&rsquo;avait imagin\u00e9. Peu \u00e0 peu Camilla remplit les blancs de son pass\u00e9, qui se confond avec celui de cette petite ville portuaire o\u00f9 elle est n\u00e9e, et toute sa vie s\u2019en trouve chang\u00e9e. Les fantasmes et les esp\u00e9rances accumul\u00e9es sont vite effac\u00e9es par la triste r\u00e9alit\u00e9 : sa m\u00e8re, Ji-Eun, \u00e9tait encore lyc\u00e9enne lorsqu&rsquo;elle est devenue maman \u00e0 seize ans, et a mis fin \u00e0 ses jours quelques mois apr\u00e8s. Cependant, \u00e0 d\u00e9faut de faire connaissance, Camilla veut comprendre ce qui l&rsquo;a pouss\u00e9e \u00e0 mettre un terme \u00e0 son existence. Quels sont les secrets que semblent prot\u00e9ger la directrice du lyc\u00e9e et son \u00e9poux, M. Chae?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Cette qu\u00eate identitaire ne se fait pas sans heurt. Rumeurs, secrets, trag\u00e9dies, le myst\u00e8re de l\u2019identit\u00e9 du p\u00e8re. Peu \u00e0 peu Camilla remplit les blancs de son pass\u00e9, qui se confond avec celui de cette petite ville portuaire o\u00f9 elle est n\u00e9e, et toute sa vie s\u2019en trouve chang\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Malgr\u00e9 l&rsquo;attention de Yuichi, Camilla doute et sombre dans les m\u00eames tourments que sa g\u00e9nitrice. C&rsquo;est un jeune plongeur, Jihun, qui la sauve in extremis de la noyade, et devient le guide dont elle a tant besoin pour d\u00e9ambuler dans Jinnam et rencontrer ceux qui ont connus sa famille. Ses recherches vont la mener \u00e0 la Maison occidentale, lieu d&rsquo;un douloureux secret, en passant par le Mus\u00e9e des Archives o\u00f9, en d\u00e9couvrant conserv\u00e9s <em>\u00ab\u00a0les Mots port\u00e9s par le vent\u00a0\u00bb<\/em>, elle va se rendre compte que Ji-Eun \u00e9tait victime d&rsquo;effroyables rumeurs.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au fur et \u00e0 mesure, les personnages actuels s&rsquo;estompent pour laisser place \u00e0 l&rsquo;histoire de la jeune maman. L&rsquo;auteur utilise aussi le \u00ab\u00a0tu\u00a0\u00bb dans la narration, afin de mettre de la distance entre les deux \u00e9poques et les personnages. Yi-Jeun devient une entit\u00e9 qui a pour but de prot\u00e9ger sa fille:<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Finalement, Camilla fait aussi l&rsquo;apprentissage de la solitude et ressent au plus pr\u00e8s les \u00e9motions qui ont submerg\u00e9es sa m\u00e8re. On se sent tous seuls \u00e0 un moment ou \u00e0 un autre de notre vie, et ce sentiment peut exacerber notre comportement ou notre ressenti.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Yeon-su Kim signe un roman po\u00e9tique, profond\u00e9ment humain, \u00e0 la sensibilit\u00e9 \u00e0 fleur de peau, admirablement retranscrite par l&rsquo;exercice \u00e0 quatre mains des traducteurs. En d\u00e9veloppant l&rsquo;id\u00e9e que chacun porte en soi une faille, une fissure, l&rsquo;auteur raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;une jeune fille pr\u00eate \u00e0 se mettre en danger \u00e9motionnellement pour comprendre ses origines.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4651\" rel=\"attachment wp-att-4651\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-4651\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Kim-Yeon-su.jpg\" alt=\"Kim Yeon-su\" width=\"165\" height=\"237\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Kim-Yeon-su.jpg 250w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Kim-Yeon-su-209x300.jpg 209w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Kim-Yeon-su-220x315.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 165px) 100vw, 165px\" \/><\/a>Kim Yeon-su est n\u00e9 en 1970 \u00e0 Gimcheon, dans la province de Gyeongsangbuk-do. Il est dipl\u00f4m\u00e9 en langue anglaise \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 Sungkyunkwan qui a \u00e9t\u00e9 fond\u00e9e en 1398 comme l&rsquo;institut national d&rsquo;\u00e9ducation le plus \u00e9lev\u00e9 dans les premi\u00e8res ann\u00e9es de la dynastie Joseon en Cor\u00e9e.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s ses \u00e9tudes, il est employ\u00e9 dans un bureau le jour et travaille la nuit en tant que traducteur. C&rsquo;est durant son temps libre qu&rsquo;il commence \u00e0 \u00e9crire. \u00c0 partir de 1997, il travaille en tant que reporter pour divers magazines, et comme journaliste pour le magazine de la femme, et cette exp\u00e9rience a \u00e9galement \u00e9t\u00e9 la cl\u00e9 de son perspectives que la vie quotidienne est difficile<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il fait ses d\u00e9buts litt\u00e9raires en 1993 lorsque l&rsquo;un de ses po\u00e8mes est publi\u00e9 dans le journal <em>Le monde des \u00e9crivains<\/em> (<em>Jakga Segye<\/em>). Il publie l&rsquo;ann\u00e9e suivante un roman intitul\u00e9 <em>Je porte un masque<\/em> (<em>Gamyeoneul garikimyeo geotgi<\/em>) et se fait un nom aupr\u00e8s des critiques litt\u00e9raires.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le monde litt\u00e9raire de Kim est fa\u00e7onn\u00e9 par son \u00e9tude des sciences humaines. Son premier recueil de nouvelles, intitul\u00e9 <em>Vingt ans<\/em>, a \u00e9t\u00e9 en grande partie influenc\u00e9 par l&rsquo;\u0153uvre de l&rsquo;\u00e9crivain de langue espagnole Jorge Luis Borges\u00a0: son admiration pour ce dernier appara\u00eet clairement dans sa nouvelle intitul\u00e9e <em>La Biblioth\u00e8que de Babel<\/em> (<em>Baberui doseogwan<\/em>), qui est vue comme un hommage direct \u00e0 l&rsquo;\u00e9crivain argentin.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son troisi\u00e8me roman, <em>Au revoir Yi Sang<\/em> (<em>Gutppa-i i sang<\/em>), revient sur la carri\u00e8re litt\u00e9raire de l&rsquo;un des plus grands po\u00e8tes cor\u00e9ens. Il a rencontr\u00e9 un accueil critique digne d&rsquo;un chef-d&rsquo;\u0153uvre au pinacle de l&rsquo;imagination humaniste.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Quand j&rsquo;\u00e9tais encore enfant<\/em> (<em>Naega ajik a-i yeosseul ttae<\/em>) est un recueil de nouvelles bas\u00e9es sur son enfance et son adolescence. Bien qu&rsquo;il ait \u00e9t\u00e9 \u00e9crit avec beaucoup d&rsquo;aisance et emploie ton beaucoup plus l\u00e9ger de la voix que <em>Good Bye Lee Sang,<\/em> les nouvelles de ce recueil fournissent encore un autre lieu pour explorer la nature de la v\u00e9rit\u00e9, qui est toujours rest\u00e9e au centre de l&rsquo;int\u00e9r\u00eat de Kim.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Les r\u00e9cits de Kim Yeon-su sont actuellement en cours de traduction dans plusieurs langues, dont le fran\u00e7ais. Son recueil <em>Je suis un auteur fant\u00f4me<\/em> (<em>Na-neun yuryeong jakga imnida<\/em>), publi\u00e9e en 2005, est ainsi en pr\u00e9paration aux \u00e9ditions Zulma.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>La jeune Camilla Portman est \u00e0 un tournant de sa courte.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4652,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[294],"tags":[300],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/08\/Si-le-r\u00f4le-de-la-mer-est-de-faire-des-vagues.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4647"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4647"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4647\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4652"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4647"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4647"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4647"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}