{"id":4333,"date":"2015-03-17T07:53:36","date_gmt":"2015-03-17T06:53:36","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=4333"},"modified":"2016-08-20T11:19:09","modified_gmt":"2016-08-20T10:19:09","slug":"kennedy-douglas-%e2%99%a6-cinq-jours","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/kennedy-douglas-%e2%99%a6-cinq-jours\/","title":{"rendered":"Kennedy Douglas \u2666 Cinq jours"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4334\" rel=\"attachment wp-att-4334\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-4334\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/Cinq-jours.jpg\" alt=\"Cinq jours\" width=\"207\" height=\"326\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/Cinq-jours.jpg 285w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/Cinq-jours-191x300.jpg 191w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/03\/Cinq-jours-220x346.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 207px) 100vw, 207px\" \/><\/a>Dans le Maine, de nos jours. A 42 ans, Laura Warren sent qu&rsquo;elle est \u00e0 un tournant de sa vie. Depuis quelques temps, cette technicienne en radiographie dans un h\u00f4pital de province dans le Maine, au professionnalisme et au s\u00e9rieux lou\u00e9s par tous, se surprend \u00e0 \u00eatre de plus en plus touch\u00e9e par la d\u00e9tresse de ses patients.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->Elle ne trouve pas beaucoup de r\u00e9confort \u00e0 la maison : son mari Dan est sans emploi depuis 19 mois. Son fils Ben, artiste d\u00e9pressif, se morfond depuis sa rupture amoureuse, et sa fille Sally s&rsquo;appr\u00eate \u00e0 partir \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Ajoutons \u00e0 cela le sentiment d&rsquo;isolement, d&rsquo;incompr\u00e9hension par l&rsquo;entourage, par son mari surtout, qui fait retentir le qualificatif d&rsquo;intello comme une insulte, parce qu&rsquo;elle aime lire. Aussi voit-elle dans cette conf\u00e9rence \u00e0 Boston une parenth\u00e8se bienvenue, sans imaginer que ces quelques jours vont bouleverser \u00e0 jamais son existence&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Richard Copeland est lui aussi en pleine confusion. A l&rsquo;\u00e9troit dans un mariage contract\u00e9 par d\u00e9pit plus que par amour, incompris par une femme devenue de plus en plus distante, frustr\u00e9 professionnellement &#8211; il est assureur mais ne se pla\u00eet pas trop dans son m\u00e9tier, et connaissant de grandes difficult\u00e9s avec son fils, un gar\u00e7on brillant mais psychologiquement tr\u00e8s instable &#8211; il a des troubles bipolaires bien pr\u00e9occupants, il r\u00eave de s&rsquo;\u00e9chapper.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Entre ces deux esseul\u00e9s, une folle passion, un aper\u00e7u du bonheur, un avant-go\u00fbt de libert\u00e9. Une autre vie serait-elle possible ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u00e8s lors des questions se posent\u00a0: Peut-on s&rsquo;\u00e9chapper d&rsquo;une vie qui, \u00e0 la longue devient, sinon insupportable, \u00e0 tout le moins difficile \u00e0 vivre\u00a0? Que sera cette nouvelle existence, le moment de passion gomm\u00e9\u00a0? Ne risque-t-elle pas, elle aussi, de devenir routini\u00e8re, avec en prime, le regret d&rsquo;avoir peut-\u00eatre fait un nouveau mauvais choix\u00a0? A-t-on le droit, \u00e0 l&rsquo;occasion de cette poursuite du bonheur qui par ailleurs est l\u00e9gitime, de compromettre la vie de ceux qui d\u00e9pendent de soi\u00a0? Doit-on forc\u00e9ment se sacrifier pour eux\u00a0? Peut-on faire durer artificiellement des situations sentimentalement d\u00e9l\u00e9t\u00e8res alors qu&rsquo;on peut par ailleurs changer de vie et se donner une nouvelle chance\u00a0? Peut-on tout bouleverser au nom d&rsquo;un amour qui ne durera peut-\u00eatre pas\u00a0?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et l&rsquo;infid\u00e9lit\u00e9 d&rsquo;un moment, m\u00eame si elle est tentante et forc\u00e9ment exaltante s&rsquo;inscrira-t-elle dans la dur\u00e9e\u00a0? Mais peut-on r\u00e9ellement et d\u00e9finitivement r\u00e9pondre \u00e0 ce questionnement sans fin dans un contexte forc\u00e9ment \u00e9motionnel, ce qui induit \u00e0 terme assur\u00e9ment de la d\u00e9ception, de la d\u00e9tresse et des larmes comme seul rempart contre le malheur.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Et pourtant&#8230; Et si, finalement, la plus grande peur de l&rsquo;homme \u00e9tait d&rsquo;acc\u00e9der au bonheur ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On est loin du Douglas Kennedy habituel. Pas de suspense, l&rsquo;intrigue est essentiellement sentimentale. Au d\u00e9but on s&rsquo;impatiente un peu devant la banalit\u00e9 des personnages. Mais au fil du livre, on s&rsquo;attache \u00e0 eux. Tout est trait\u00e9 ici avec une grande humanit\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Douglas Kennedy a \u00e9crit ce livre, trois ans apr\u00e8s la s\u00e9paration avec sa femme, apr\u00e8s 25 ans de vie commune. Le divorce avait \u00e9t\u00e9 prononc\u00e9 depuis deux ans.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2231\" rel=\"attachment wp-att-2231\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-2231\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Douglas-Kennedy.jpg\" alt=\"Douglas Kennedy\" width=\"217\" height=\"315\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Douglas-Kennedy.jpg 368w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Douglas-Kennedy-206x300.jpg 206w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/06\/Douglas-Kennedy-220x319.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 217px) 100vw, 217px\" \/><\/a>Douglas Kennedy<\/strong>, n\u00e9 le 1<sup>er<\/sup>\u00a0janvier 1955 \u00e0 Manhattan, New York, est un \u00e9crivain am\u00e9ricain qui d\u00e9crit d&rsquo;un \u0153il acerbe certains c\u00f4t\u00e9s des \u00c9tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, d\u00e9non\u00e7ant notamment le paradoxe du puritanisme religieux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il grandit dans l\u2019Upper West Side, \u00e9tudie \u00e0 la Collegiate School (le plus vieux lyc\u00e9e de New York) et au Bowdoin College dans l\u2019\u00c9tat du Maine, avant de partir un an au Trinity College de Dublin en 1974.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De retour \u00e0 New York, il passe plusieurs mois \u00e0 travailler, sans succ\u00e8s comme r\u00e9gisseur dans des th\u00e9\u00e2tres de Broadway.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mars 1977, entre deux productions, il d\u00e9cide de partir \u00e0 Dublin pour rendre visite \u00e0 des amis. Vingt-six ans plus tard, il habite toujours de ce c\u00f4t\u00e9-ci de l\u2019Atlantique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 Dublin, il devient cofondateur d\u2019une compagnie de th\u00e9\u00e2tre. Il rejoint ensuite le National Theatre of Ireland en tant qu\u2019administrateur de la branche exp\u00e9rimentale. Il y passe cinq ann\u00e9es (1978-1983), pendant lesquelles il commence \u00e0 \u00e9crire, la nuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1980, il vend sa premi\u00e8re pi\u00e8ce \u00e0 la cha\u00eene de radio britannique BBC Radio 4 qui lui en commandera deux autres. La pi\u00e8ce est aussi diffus\u00e9e en Irlande et en Australie. Suivent deux autres pi\u00e8ces radiophoniques, \u00e9galement diffus\u00e9es sur Radio 4.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1983, il d\u00e9missionne de son poste au National Theatre of Ireland pour se consacrer exclusivement \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Pour survivre, il devient journaliste ind\u00e9pendant, notamment pour l\u2019Irish Times o\u00f9 il tient une rubrique de 1984 \u00e0 1986.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1986, sa premi\u00e8re pi\u00e8ce pour la sc\u00e8ne est un \u00e9chec d\u00e9sastreux, tant critique que public. Peu de temps apr\u00e8s, l\u2019Irish Times supprime sa rubrique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mars 1988, il d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Londres, au moment o\u00f9 son premier livre, un r\u00e9cit de voyage, est publi\u00e9. Deux autres suivront. Ces trois livres re\u00e7oivent un tr\u00e8s bon accueil critique. Parall\u00e8lement, sa carri\u00e8re de journaliste ind\u00e9pendant conna\u00eet \u00e9galement un essor.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1994, para\u00eet son premier roman \u00ab\u00a0Cul-de-sac\u00a0\u00bb. En 1997, il est port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran par Stephan Elliott, le r\u00e9alisateur de Priscilla, folle du d\u00e9sert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son deuxi\u00e8me roman, \u00ab\u00a0L&rsquo;Homme qui voulait vivre sa vie\u00a0\u00bb, conna\u00eet un succ\u00e8s international. Il est traduit en seize langues et fait partie de la liste des meilleures ventes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son troisi\u00e8me roman, \u00ab\u00a0Les D\u00e9sarrois de Ned Allen\u00a0\u00bb est aussi un bestseller et un succ\u00e8s critique, traduit en quatorze langues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0La Poursuite du bonheur\u00a0\u00bb marque un changement radical. Apr\u00e8s trois romans que l\u2019on pourrait d\u00e9crire comme des thrillers psychologiques, il opte pour une histoire d\u2019amour tragique. Il re\u00e7oit un excellent accueil critique. \u00ab\u00a0La Poursuite du bonheur\u00a0\u00bb est traduit en douze langues et se retrouve en course pour le Prix des Lectrices de Elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ont suivi \u00ab\u00a0Rien ne va plus\u00a0\u00bb (Belfond, 2002\u00a0; Pocket, 2004), Prix litt\u00e9raire du Festival du cin\u00e9ma am\u00e9ricain de Deauville 2003, \u00ab\u00a0Une relation dangereuse\u00a0\u00bb (Belfond, 2003\u00a0; Pocket, 2005) qui confirme son succ\u00e8s critique et public, \u00ab\u00a0Au pays de Dieu\u00a0\u00bb (Belfond, 2004\u00a0; Pocket, 2006), l\u2019un de ses trois r\u00e9cits de voyage, \u00ab\u00a0Les Charmes discrets de la vie conjugale\u00a0\u00bb (Belfond, 2005\u00a0; Pocket, 2007), \u00ab\u00a0La Femme du V\u00e8me\u00a0\u00bb (Belfond, 2007\u00a0; Pocket, 2009), \u00ab\u00a0Quitter le monde\u00a0\u00bb (Belfond, 2009\u00a0; Pocket, 2010) et \u00ab\u00a0Cet instant-l\u00e0\u00a0\u00bb (Belfond, 2011).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parfaitement francophone, divorc\u00e9 (il a \u00e9t\u00e9 mari\u00e9 de 1985 \u00e0 2009 \u00e0 Grace Carley, conseill\u00e8re politique au Royaume-Uni, au minist\u00e8re de la Culture) et p\u00e8re de deux adolescents, Max et Amelia, Douglas Kennedy vit entre Londres, Paris, Berlin et Wiscasset dans l\u2019\u00c9tat du Maine o\u00f9 il a achet\u00e9 une maison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est aujourd\u2019hui un des auteurs favoris des Fran\u00e7ais, avec plus de 5 millions d\u2019exemplaires vendus pour l\u2019ensemble de son \u0153uvre (toutes \u00e9ditions confondues), dont plusieurs romans sont en cours d\u2018adaptation cin\u00e9matographique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 para\u00eetre en mai 2012, \u00ab\u00a0Combien ?\u00a0\u00bb, son troisi\u00e8me r\u00e9cit de voyage r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 et in\u00e9dit en France. Dans la lign\u00e9e d\u2019\u00a0\u00bbAu pays de Dieu\u00a0\u00bb et d\u2019\u00a0\u00bbAu-del\u00e0 des pyramides\u00a0\u00bb, une odyss\u00e9e \u00e0 travers les places financi\u00e8res du monde pour une \u00e9tude dr\u00f4le et piquante sur notre rapport \u00e0 l\u2019argent. Loin des clich\u00e9s, port\u00e9 par la plume g\u00e9niale de Douglas Kennedy, un document qui n\u2019a rien perdu de son actualit\u00e9, bien au contraire\u2026<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Dans le Maine, de nos jours. 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