{"id":4278,"date":"2015-02-03T17:59:16","date_gmt":"2015-02-03T16:59:16","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=4278"},"modified":"2016-08-20T11:23:58","modified_gmt":"2016-08-20T10:23:58","slug":"chessex-jacques-%e2%99%a6-pardon-mere","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/chessex-jacques-%e2%99%a6-pardon-mere\/","title":{"rendered":"Chessex Jacques \u2666 Pardon m\u00e8re"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4275\" rel=\"attachment wp-att-4275\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-4275 \" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Pardon-m\u00e8re.jpg\" alt=\"Pardon m\u00e8re\" width=\"224\" height=\"359\" \/><\/a>R\u00e9cit autobiographique, son livre est aussi une lettre d&rsquo;amour post mortem adress\u00e9e \u00e0 celle que l&rsquo;\u00e9crivain vaudois n&rsquo;a pas su v\u00e9n\u00e9rer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->Pardon \u00e0 celle qu&rsquo;il n&rsquo;a pas su aimer lorsqu&rsquo;elle \u00e9tait vivante et qu&rsquo;il porte aujourd&rsquo;hui en lui comme on porte en soi la lumi\u00e8re de Dieu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A sa m\u00e8re, morte il y a sept ans, Jacques Chessex consacre ce livre plein de chagrin et de regret &#8211; une demande de pardon, d&rsquo;une douceur d\u00e9chirante. Elle \u00e9tait n\u00e9e \u00e0 Vallorbe, en 1910, elle avait les yeux bleus tirant sur le gris, les dents petites et blanches, le cou rond, la taille fine. Elle \u00e9tait pudique et r\u00e9serv\u00e9e, et aimait autant qu&rsquo;il est possible le paysage suisse qui l&rsquo;avait vue na\u00eetre et vivre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ses hommes ne l\u2019ont pas m\u00e9nag\u00e9e. Elle ne s\u2019en est d\u2019ailleurs jamais plainte. Elle n\u2019a jamais exprim\u00e9 de regrets, encore moins de rancune. Vivre longtemps aura \u00e9t\u00e9 la plus belle mani\u00e8re de donner raison \u00e0 sa mansu\u00e9tude et de la grandeur \u00e0 son abn\u00e9gation. Elle n\u2019a m\u00eame pas souhait\u00e9 qu\u2019on l\u2019enterr\u00e2t, jugeant qu\u2019entretenir sa tombe serait une charge et un tracas inutiles pour son fils et sa fille. Morte ou vivante, elle ne voulait pas \u00eatre encombrante. Ses cendres ont donc \u00e9t\u00e9 dispers\u00e9es au vent, dans le jardin fleuri d\u2019un cimeti\u00e8re, au-dessus du lac L\u00e9man. C\u2019\u00e9tait en 2001, Lucienne avait 91 ans et des yeux myosotis.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son p\u00e8re, le calviniste Alexandre Vallotton, avait la duret\u00e9, la rugosit\u00e9, l\u2019aust\u00e9rit\u00e9 d\u2019une montagne du Jura. Il ne lui a pas enseign\u00e9 la tendresse, il lui a appris \u00e0 souffrir en silence. Elle a bien retenu la le\u00e7on et l\u2019a appliqu\u00e9e apr\u00e8s avoir \u00e9pous\u00e9 Pierre Chessex, un proviseur de coll\u00e8ge qui lutinait ses jeunes \u00e9l\u00e8ves et, en 1942, aurait pouss\u00e9 dans le vide, du haut d\u2019un immeuble, une vieille dame qui en savait trop. A 48 ans, Pierre Chessex, suspendu de ses fonctions, se tira une balle dans la t\u00eate, laissant \u00e0 sa veuve, en guise d\u2019h\u00e9ritage, une longue liste de mensonges, le poids de l\u2019opprobre, le parfum du scandale, des dettes et quelques livres d\u2019\u00e9tymologie vaudoise. Son fils, Jacques Chessex, ne l\u2019a pas davantage r\u00e9confort\u00e9e.<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Que se reproche-t-il, Jacques Chessex, dressant le portrait si attentif et aimant de celle qui, d\u00e9sormais disparue, l&rsquo;accompagne et l&rsquo;entoure. Il s&rsquo;agit d&rsquo;\u00ab un remords d&rsquo;ingratitude et d&rsquo;arrogance \u00e0 son endroit \u00bb, \u00e9crit-il. Un remords inquiet et violent. Il fut un fils prodigue, lointain, indiff\u00e9rent, provocateur, impie. Il s&rsquo;en veut, il s&rsquo;accable, se flagelle, se juge d\u00e9cevant et indigne, et, sans feinte pudeur, n&rsquo;en finit pas de le confesser. A l&rsquo;oreille de qui ? Peut-\u00eatre de Dieu. Peut-\u00eatre des hommes\u00a0? Pas \u00e0 celle de sa m\u00e8re disparue.<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>Jacques Chessex a \u00e9crit, d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge et dans les vapeurs de l\u2019alcool<\/strong>, des romans qui ont heurt\u00e9 la pudeur naturelle et la rigueur protestante de sa m\u00e8re. On y c\u00e9l\u00e9brait en effet le sexe des femmes, des pasteurs y \u00e9taient d\u00e9voy\u00e9s, on r\u00f4dait la nuit dans les cimeti\u00e8res, et on apostrophait Dieu pour le rendre t\u00e9moin de la d\u00e9ch\u00e9ance humaine, de la faute originelle des p\u00e8res.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1973, le prix Goncourt ajouta \u00e0 la c\u00e9l\u00e9brit\u00e9 de l\u2019auteur de \u00abl\u2019Ogre\u00bb mais aussi \u00e0 la reconnaissance de ses turpitudes. M\u00eame Bernard Pivot proclamait, \u00e0 la t\u00e9l\u00e9vision, que les personnages de Jacques \u00e9taient de <em>\u00abvieux cochons<\/em>\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En somme, cette femme discr\u00e8te jusqu\u2019\u00e0 la transparence a \u00e9t\u00e9 la fille d\u2019un despote, l\u2019\u00e9pouse d\u2019un suicid\u00e9 et la m\u00e8re d\u2019un scandaleux. Mais elle n\u2019a jamais affich\u00e9 sa douleur ni montr\u00e9 l\u2019\u00e9tendue de la trag\u00e9die dont elle avait \u00e9t\u00e9 la figurante immacul\u00e9e. A la fin de sa vie, cette m\u00e9lomane ne supportait plus la musique, qui la faisait pleurer, et elle \u00e9tait devenue aveugle. Peut-\u00eatre voulait-elle ainsi exprimer qu\u2019elle en avait assez entendu, assez vu, et qu\u2019il \u00e9tait temps de se pr\u00e9parer, enfin, \u00e0 entrer dans le silence de la nuit \u00e9ternelle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Maintenant que Lucienne Chessex, n\u00e9e Vallotton \u00e0 Vallorbe, en 1910, n\u2019est plus, et qu\u2019elle n\u2019a m\u00eame pas une s\u00e9pulture o\u00f9 reposer en paix \u2013 apr\u00e8s \u00abl\u2019Economie du ciel\u00bb, celle de la terre \u2013, son fils, \u00e2g\u00e9 de 73 ans, lui offre ce tombeau de papier. Il l\u2019a \u00e9crit avec ses regrets et surtout ses remords, c\u2019est un livre plein de larmes, un acte de contrition, un lamento lyrique, poignant. Il se reproche de l\u2019avoir longtemps bless\u00e9e, ignor\u00e9e, malmen\u00e9e, abandonn\u00e9e. D\u2019avoir toujours c\u00e9d\u00e9 \u00e0 ses noirs penchants, pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 ses plaisirs \u00e0 ses devoirs, \u00abtrahi\u00bb sa m\u00e8re avec des filles et des femmes de tous \u00e2ges, de toutes conditions. D\u2019avoir, sans en prendre toujours conscience, imit\u00e9 son p\u00e8re, qui excellait dans le m\u00e9pris et la tromperie. D\u2019en avoir rajout\u00e9 dans la provocation parce que, justement, l\u2019esprit de sa m\u00e8re \u00e9tait droit, <em>\u00absa pens\u00e9e juste, son \u00e9l\u00e9gance de bon go\u00fbt, sa taille bien prise et son regard pur\u00bb<\/em>. Et de ne pas m\u00e9riter l\u2019amour qu\u2019elle n\u2019a cess\u00e9 de lui porter et dont t\u00e9moigne un film vid\u00e9o tourn\u00e9 vingt jours avant sa mort.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jamais Jacques Chessex, ce pieux m\u00e9cr\u00e9ant, n\u2019a davantage eu la foi que dans ce r\u00e9cit gr\u00e9gorien o\u00f9 le po\u00e8me gagne sur la prose et la pri\u00e8re finit par l\u2019emporter sur le repentir: <em>\u00abToi, mon Dieu, si tu as piti\u00e9 de ta cr\u00e9ature, aime ma m\u00e8re l\u00e0 o\u00f9 elle est. Dieu aime-la. Prot\u00e8ge-la. Donne-lui ce que je ne lui ai pas donn\u00e9.<\/em>\u00bb Mais Dieu ouvre-t-il seulement les livres qu\u2019on lui adresse en recommand\u00e9, aussi beaux, humbles et sinc\u00e8res soient-ils?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4274\" rel=\"attachment wp-att-4274\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-4274 \" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Jacques-Chessex.jpg\" alt=\"Jacques Chessex\" width=\"225\" height=\"305\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Jacques-Chessex.jpg 246w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Jacques-Chessex-221x300.jpg 221w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Jacques-Chessex-220x299.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 225px) 100vw, 225px\" \/><\/a>Jacques Chessex, n\u00e9 le 1<sup>er<\/sup> mars 1934 \u00e0 Payerne (canton de Vaud) et mort le 9 octobre 2009 \u00e0 Yverdon-les-Bains, \u00e9tait un \u00e9crivain, po\u00e8te et peintre suisse de langue fran\u00e7aise. Il est le seul \u00e9crivain suisse ayant re\u00e7u le prix Goncourt, mais \u00e9galement le prix Goncourt de la po\u00e9sie en 2004. Il \u00e9tait le fils de Pierre Chessex, \u00e9tymologiste, linguiste, directeur d&rsquo;\u00e9tablissement secondaire et \u00e9crivain vaudois.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jacques Chessex a fait ses \u00e9tudes \u00e0 Fribourg, puis \u00e0 Lausanne o\u00f9 il entreprend des \u00e9tudes de lettres et r\u00e9dige un m\u00e9moire sur Francis Ponge. Il s&rsquo;oriente ensuite vers l&rsquo;enseignement du fran\u00e7ais et du latin, mais \u00e9crit d\u00e8s son plus jeune \u00e2ge de la po\u00e9sie. Il publie en 1954 un premier recueil <em>Le Jour proche<\/em>, bient\u00f4t suivi de trois autres volumes <em>Chant de Printemps<\/em>, <em>Une Voix la Nuit<\/em>, <em>Batailles dans l&rsquo;Air<\/em>.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1956, Pierre, son p\u00e8re, se suicide, trag\u00e9die que Jacques Chessex ressent comme la coupure d\u00e9cisive de sa vie. Cette mort absurde repr\u00e9sente pour lui une blessure jamais cicatris\u00e9e<em>. <\/em>La suite de son \u0153uvre tirera alors l\u2019essentiel de sa dramaturgie et de sa th\u00e9matique d\u2019un sc\u00e9nario existentiel marqu\u00e9 par le d\u00e9part subit de ce p\u00e8re s\u00e9v\u00e8re, mais aim\u00e9.<\/p>\n<h4 style=\"text-align: justify;\">Laur\u00e9at du Prix Goncourt en 1973 pour son roman L&rsquo;Ogre, l&rsquo;\u00e9crivain occupe alors une position dominante dans la litt\u00e9rature romande. Se pla\u00e7ant clairement dans une tradition litt\u00e9raire vaudoise et romande, Jacques Chessex entretient des liens \u00e9troits avec Paris (chroniqueur de la Nouvelle Revue fran\u00e7aise, membre correspondant de l&rsquo;Acad\u00e9mie Goncourt).<\/h4>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jacques Chessex vivait \u00e0 Ropraz, dans le Haut Jorat, mais il entretenait des liens \u00e9troits avec Paris. Puissant et vuln\u00e9rable, communiquant sa passion pour Dieu, pour la femme, les livres, la peinture, les paysages, il a introduit tout un jeu de couleurs, parfois l\u00e9g\u00e8res parfois violentes, dans la litt\u00e9rature francophone contemporaine.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son succ\u00e8s n&rsquo;est pas d\u00fb seulement \u00e0 sa magnificence stylistique, mais aussi aux th\u00e8mes qu&rsquo;il traite avec passion et intelligence: la m\u00e9taphysique, la sexualit\u00e9, l&rsquo;amour, les liens filiaux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Une exposition lui a \u00e9t\u00e9 consacr\u00e9e en 2003 \u00e0 la Biblioth\u00e8que nationale suisse \u00e0 Berne. Intitul\u00e9e \u00ab\u00a0Il y a moins de mort lorsqu&rsquo;il y a plus d&rsquo;art\u00a0\u00bb celle-ci fut constitu\u00e9e de sept parties\u00a0: les \u00e9crits autobiographiques \u00ab\u00a0Autographe\u00a0\u00bb, le th\u00e8me de l&rsquo;absolu et de la religion \u00ab\u00a0M\u00e9taphysique\u00a0\u00bb, de la femme et de l&rsquo;\u00e9rotisme \u00ab\u00a0F\u00e9minaire\u00a0\u00bb, l&rsquo;attachement \u00e0 la \u00ab\u00a0La Suisse romande\u00a0\u00bb et \u00e0 \u00ab\u00a0La France\u00a0\u00bb, la fascination pour la nature et les animaux \u00ab\u00a0Bestiaire\u00a0\u00bb, enfin les textes consacr\u00e9s aux peintres ou \u00e9crits en collaboration avec eux \u00ab\u00a0Peintres\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Fait chevalier de la L\u00e9gion d&rsquo;honneur \u00e0 Berne, le 18 septembre 2002, Jacques Chessex, \u00e9galement membre du jury du prix M\u00e9dicis depuis 1996, a re\u00e7u en 2003 le grand prix du langage fran\u00e7ais pour l&rsquo;ensemble de son \u0153uvre et le grand prix du rayonnement fran\u00e7ais de l&rsquo;Acad\u00e9mie fran\u00e7aise.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2004, Jacques Chessex a re\u00e7u la Bourse Goncourt Po\u00e9sie attribu\u00e9e par l&rsquo;Acad\u00e9mie Goncourt et le Grand Prix Jean Giono en 2007<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Jacques Chessex meurt subitement des suites d&rsquo;un malaise cardiaque le 9 octobre 2009 alors qu&rsquo;il participe \u00e0 une conf\u00e9rence \u00e0 la biblioth\u00e8que publique d&rsquo;Yverdon-les-Bains au sujet de l&rsquo;adaptation th\u00e9\u00e2trale de son roman <em>la Confession du pasteur Burg<\/em>, alors qu&rsquo;il r\u00e9pondait \u00e0 une personne \u00ab\u00a0qui lui reprochait violemment son soutien \u00e0 Roman Polanski.\u00a0\u00bb Le fonds d&rsquo;archives de Jacques Chessex se trouve aux Archives litt\u00e9raires suisses \u00e0 Berne.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>R\u00e9cit autobiographique, son livre est aussi une lettre d&rsquo;amour post mortem.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4275,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[275],"tags":[277],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Pardon-m\u00e8re.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4278"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4278"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4278\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4275"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4278"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4278"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4278"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}