{"id":4270,"date":"2015-02-01T09:15:07","date_gmt":"2015-02-01T08:15:07","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=4270"},"modified":"2016-08-20T11:24:20","modified_gmt":"2016-08-20T10:24:20","slug":"kennedy-douglas-%e2%99%a6-lhomme-qui-voulait-vivre-sa-vie","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/kennedy-douglas-%e2%99%a6-lhomme-qui-voulait-vivre-sa-vie\/","title":{"rendered":"Kennedy Douglas \u2666 L&rsquo;homme qui voulait vivre sa vie"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=4269\" rel=\"attachment wp-att-4269\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignright wp-image-4269\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Lhomme-qui-voulait-vivre-sa-vie.jpg\" alt=\"L'homme qui voulait vivre sa vie\" width=\"242\" height=\"376\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Lhomme-qui-voulait-vivre-sa-vie.jpg 561w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Lhomme-qui-voulait-vivre-sa-vie-193x300.jpg 193w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Lhomme-qui-voulait-vivre-sa-vie-220x342.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 242px) 100vw, 242px\" \/><\/a>Avocat, mari\u00e9 et p\u00e8re de deux enfants Adam et Josh, Ben Bradford, 30 ans, m\u00e8ne en apparence une vie confortable et sans histoire. C\u2019est un mod\u00e8le de r\u00e9ussite sociale.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more--><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De la pression parentale cherchant \u00e0 le d\u00e9tourner de ses ambitions artistiques, il a fait le moteur de son ascension vers les hautes sph\u00e8res de Wall\u00a0Street. Ben Bradford lutte, et pourtant, il est bien oblig\u00e9 de se rendre \u00e0 l&rsquo;\u00e9vidence\u00a0: \u00ab\u00a0r\u00e9ussir\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0le plus am\u00e9ricain des verbes\u00a0\u00bb, le fait vomir. Ce n&rsquo;est pas avec fiert\u00e9 qu&rsquo;il pose son regard sur la somme de ses possessions, mais en d\u00e9taillant chaque objet par le menu, connaissant son prix au dollar pr\u00e8s, contraint d&rsquo;admettre que sa fr\u00e9n\u00e9sie de consommation dissimule mal un terrible besoin de se sentir exister. Sa luxueuse banlieue l&rsquo;oppresse. En fait, il d\u00e9teste son m\u00e9tier (il r\u00eavait d&rsquo;\u00eatre photographe) et son couple part \u00e0 vau-l&rsquo;eau. Quand il d\u00e9couvre que sa femme a une liaison avec Gary, un photographe, et qu&rsquo;elle demande le divorce, il est d\u00e9vast\u00e9. Il va chez l&rsquo;amant, leur confrontation d\u00e9g\u00e9n\u00e8re et Ben le tue par accident. Il s&rsquo;arrange pour que le corps ne soit pas identifiable, fait croire \u00e0 sa propre mort, puis endosse l&rsquo;identit\u00e9 du d\u00e9funt et dispara\u00eet, ayant pris soin d&rsquo;envoyer \u00e0 sa femme une lettre de rupture sign\u00e9e \u00a0\u00bb Gary \u00ab\u00a0.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Install\u00e9 \u00e0 l&rsquo;autre bout des \u00c9tats-Unis, dans une petite ville du Montana, il commence une nouvelle vie, se remet \u00e0 la photo. Malgr\u00e9 la douleur, Bradford se reconstruit, s&rsquo;\u00e9panouit. Il se lie d&rsquo;amiti\u00e9 avec un certain Rudy, journaliste et alcoolique. Celui-ci lui subtilise un jour des clich\u00e9s et les montre \u00e0 Anne, directrice de la photo au journal local, qui l&rsquo;engage aussit\u00f4t et l&rsquo;introduit aupr\u00e8s d&rsquo;un galeriste qui d\u00e9cide d&rsquo;organiser une exposition. Ben et Anne ne tardent pas \u00e0 tomber amoureux. Alors qu&rsquo;ils se prom\u00e8nent en for\u00eat, ils \u00e9chappent \u00e0 un incendie que Ben photographie, ce qui lui assure bient\u00f4t une renomm\u00e9e nationale&#8230; Sa crainte de voir sa v\u00e9ritable identit\u00e9 r\u00e9v\u00e9l\u00e9e au grand jour le panique alors&#8230;<\/p>\n<blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Douglas Kennedy, en d\u00e9crivant les affres de cet homme qui voulait \u00eatre libre, livre ici une satire de l&rsquo;American way of life dans les banlieues mat\u00e9rialistes, o\u00f9 les bobos se la jouent artiste, tout en consommant \u00e0 outrance pour tromper l&rsquo;ennui dans des demeures opulentes et pr\u00e9tentieuses.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Roman \u00e9crit en 1997 de Douglas Kennedy, \u00ab\u00a0L&rsquo;homme qui voulait vivre sa vie\u00a0\u00bb (titre original <em>The Big Picture<\/em>) se d\u00e9roule aux Etats-Unis contrairement \u00e0 l&rsquo;adaptation au cin\u00e9ma, qui se d\u00e9roule en Europe, l&rsquo;acteur principal \u00e9tant Romain Duris.<\/p>\n<\/blockquote>\n<p style=\"text-align: justify;\">\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2654\" rel=\"attachment wp-att-2654\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"alignleft wp-image-2654\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Douglas-Kennedy.jpg\" alt=\"Douglas Kennedy\" width=\"276\" height=\"206\" \/><\/a>Douglas Kennedy<\/strong>, n\u00e9 le 1<sup>er<\/sup>\u00a0janvier 1955 \u00e0 Manhattan, New York, est un \u00e9crivain am\u00e9ricain qui d\u00e9crit d&rsquo;un \u0153il acerbe certains c\u00f4t\u00e9s des \u00c9tats-Unis d&rsquo;Am\u00e9rique, d\u00e9non\u00e7ant notamment le paradoxe du puritanisme religieux. Il grandit dans l\u2019Upper West Side, \u00e9tudie \u00e0 la Collegiate School (le plus vieux lyc\u00e9e de New York) et au Bowdoin College dans l\u2019\u00c9tat du Maine, avant de partir un an au Trinity College de Dublin en 1974.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De retour \u00e0 New York, il passe plusieurs mois \u00e0 travailler, sans succ\u00e8s comme r\u00e9gisseur dans des th\u00e9\u00e2tres de Broadway.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mars 1977, entre deux productions, il d\u00e9cide de partir \u00e0 Dublin pour rendre visite \u00e0 des amis. Vingt-six ans plus tard, il habite toujours de ce c\u00f4t\u00e9-ci de l\u2019Atlantique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 Dublin, il devient cofondateur d\u2019une compagnie de th\u00e9\u00e2tre. Il rejoint ensuite le National Theatre of Ireland en tant qu\u2019administrateur de la branche exp\u00e9rimentale. Il y passe cinq ann\u00e9es (1978-1983), pendant lesquelles il commence \u00e0 \u00e9crire, la nuit.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1980, il vend sa premi\u00e8re pi\u00e8ce \u00e0 la cha\u00eene de radio britannique BBC Radio 4 qui lui en commandera deux autres. La pi\u00e8ce est aussi diffus\u00e9e en Irlande et en Australie. Suivent deux autres pi\u00e8ces radiophoniques, \u00e9galement diffus\u00e9es sur Radio 4.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1983, il d\u00e9missionne de son poste au National Theatre of Ireland pour se consacrer exclusivement \u00e0 l\u2019\u00e9criture. Pour survivre, il devient journaliste ind\u00e9pendant, notamment pour l\u2019Irish Times o\u00f9 il tient une rubrique de 1984 \u00e0 1986.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1986, sa premi\u00e8re pi\u00e8ce pour la sc\u00e8ne est un \u00e9chec d\u00e9sastreux, tant critique que public. Peu de temps apr\u00e8s, l\u2019Irish Times supprime sa rubrique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En mars 1988, il d\u00e9m\u00e9nage \u00e0 Londres, au moment o\u00f9 son premier livre, un r\u00e9cit de voyage, est publi\u00e9. Deux autres suivront. Ces trois livres re\u00e7oivent un tr\u00e8s bon accueil critique. Parall\u00e8lement, sa carri\u00e8re de journaliste ind\u00e9pendant conna\u00eet \u00e9galement un essor.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 1994, para\u00eet son premier roman \u00ab\u00a0Cul-de-sac\u00a0\u00bb. En 1997, il est port\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cran par Stephan Elliott, le r\u00e9alisateur de Priscilla, folle du d\u00e9sert.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son deuxi\u00e8me roman, \u00ab\u00a0L&rsquo;Homme qui voulait vivre sa vie\u00a0\u00bb, conna\u00eet un succ\u00e8s international. Il est traduit en seize langues et fait partie de la liste des meilleures ventes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son troisi\u00e8me roman, \u00ab\u00a0Les D\u00e9sarrois de Ned Allen\u00a0\u00bb est aussi un best seller et un succ\u00e8s critique, traduit en quatorze langues.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00ab\u00a0La Poursuite du bonheur\u00a0\u00bb marque un changement radical. Apr\u00e8s trois romans que l\u2019on pourrait d\u00e9crire comme des thrillers psychologiques, il opte pour une histoire d\u2019amour tragique. Il re\u00e7oit un excellent accueil critique. \u00ab\u00a0La Poursuite du bonheur\u00a0\u00bb est traduit en douze langues et se retrouve en course pour le Prix des Lectrices de Elle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ont suivi \u00ab\u00a0Rien ne va plus\u00a0\u00bb (Belfond, 2002\u00a0; Pocket, 2004), Prix litt\u00e9raire du Festival du cin\u00e9ma am\u00e9ricain de Deauville 2003, \u00ab\u00a0Une relation dangereuse\u00a0\u00bb (Belfond, 2003\u00a0; Pocket, 2005) qui confirme son succ\u00e8s critique et public, \u00ab\u00a0Au pays de Dieu\u00a0\u00bb (Belfond, 2004\u00a0; Pocket, 2006), l\u2019un de ses trois r\u00e9cits de voyage, \u00ab\u00a0Les Charmes discrets de la vie conjugale\u00a0\u00bb (Belfond, 2005\u00a0; Pocket, 2007), \u00ab\u00a0La Femme du V\u00e8me\u00a0\u00bb (Belfond, 2007\u00a0; Pocket, 2009), \u00ab\u00a0Quitter le monde\u00a0\u00bb (Belfond, 2009\u00a0; Pocket, 2010) et \u00ab\u00a0Cet instant-l\u00e0\u00a0\u00bb (Belfond, 2011).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Parfaitement francophone, divorc\u00e9 (il a \u00e9t\u00e9 mari\u00e9 de 1985 \u00e0 2009 \u00e0 Grace Carley, conseill\u00e8re politique au Royaume-Uni, au minist\u00e8re de la Culture) et p\u00e8re de deux adolescents, Max et Amelia, Douglas Kennedy vit entre Londres, Paris, Berlin et Wiscasset dans l\u2019\u00c9tat du Maine o\u00f9 il a achet\u00e9 une maison.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Il est aujourd\u2019hui un des auteurs favoris des Fran\u00e7ais, avec plus de 5 millions d\u2019exemplaires vendus pour l\u2019ensemble de son \u0153uvre (toutes \u00e9ditions confondues), dont plusieurs romans sont en cours d\u2018adaptation cin\u00e9matographique.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c0 para\u00eetre en mai 2012, \u00ab\u00a0Combien ?\u00a0\u00bb, son troisi\u00e8me r\u00e9cit de voyage r\u00e9dig\u00e9 \u00e0 la fin des ann\u00e9es 1980 et in\u00e9dit en France. Dans la lign\u00e9e d\u2019\u00a0\u00bbAu pays de Dieu\u00a0\u00bb et d\u2019\u00a0\u00ab\u00a0Au-del\u00e0 des pyramides\u00a0\u00bb, une odyss\u00e9e \u00e0 travers les places financi\u00e8res du monde pour une \u00e9tude dr\u00f4le et piquante sur notre rapport \u00e0 l\u2019argent. Loin des clich\u00e9s, port\u00e9 par la plume g\u00e9niale de Douglas Kennedy, un document qui n\u2019a rien perdu de son actualit\u00e9, bien au contraire\u2026<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En f\u00e9vrier 2014, para\u00eet \u00ab\u00a0<em>Murmurer \u00e0 l\u2019oreille des femmes<\/em>\u00a0\u00bb, une sublime variation en douze mouvements dans laquelle Douglas Kennedy explore ses sujets de pr\u00e9dilection : l\u2019amour et la solitude, le hasard des rencontres, les choix qui s\u2019offrent \u00e0 nous, l\u2019art de la fuite\u2026 et les femmes.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Avocat, mari\u00e9 et p\u00e8re de deux enfants Adam et Josh, Ben.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":4269,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[275],"tags":[66],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2015\/02\/Lhomme-qui-voulait-vivre-sa-vie.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4270"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=4270"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/4270\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/4269"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=4270"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=4270"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=4270"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}