{"id":3128,"date":"2013-11-29T09:43:05","date_gmt":"2013-11-29T08:43:05","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=3128"},"modified":"2014-03-20T08:33:36","modified_gmt":"2014-03-20T07:33:36","slug":"elif-shafak-%e2%99%a6-la-batarde-distanbul","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/elif-shafak-%e2%99%a6-la-batarde-distanbul\/","title":{"rendered":"Elif Shafak \u2666 La b\u00e2tarde d&rsquo;Istanbul"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=3133\" rel=\"attachment wp-att-3133\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-3133 alignright\" alt=\"La b\u00e2tarde d'Istanbul\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/La-b\u00e2tarde-dIstanbul.jpg\" width=\"191\" height=\"284\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/La-b\u00e2tarde-dIstanbul.jpg 400w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/La-b\u00e2tarde-dIstanbul-202x300.jpg 202w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/La-b\u00e2tarde-dIstanbul-220x326.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 191px) 100vw, 191px\" \/><\/a>Chez les Kazanci, Turcs d&rsquo;Istanbul, les femmes sont piment\u00e9es, hypocondriaques, aiment l&rsquo;amour et parlent avec les djinn, tandis que les hommes s&rsquo;envolent trop t\u00f4t &#8211; pour l&rsquo;au-del\u00e0 ou pour l&rsquo;Am\u00e9rique, comme l&rsquo;oncle Mustafa.<\/p>\n<p><!--more-->Chez les Tchakhmakhchian, Arm\u00e9niens \u00e9migr\u00e9s aux Etats-Unis dans les ann\u00e9es 20, quel que soit le sexe auquel on appartient, on est tr\u00e8s attach\u00e9 \u00e0 son identit\u00e9 et \u00e0 ses traditions. Le divorce de Barsam et Rose, puis le remariage de celle-ci avec un Turc nomm\u00e9 Mustafa suscitent l&rsquo;indignation g\u00e9n\u00e9rale. Quand, \u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de vingt et un ans, la fille de Rose et de Barsam, d\u00e9sireuse de comprendre d&rsquo;o\u00f9 vient son peuple, gagne en secret Istanbul, elle est h\u00e9berg\u00e9e par la chaleureuse famille de son beau-p\u00e8re.<\/p>\n<p>L&rsquo;amiti\u00e9 naissante d&rsquo;Armanoush Tchakhmakhchian et de la jeune Asya Kazanci, la \u00a0\u00bb b\u00e2tarde \u00ab\u00a0, va faire voler en \u00e9clats les secrets les mieux gard\u00e9s. Comment le destin d\u2019Asya, une ado rebelle, nihiliste et turque, et celui d\u2019Armanoush,\u00a0une ado tranquille d\u2019origine arm\u00e9nienne vivant entre San Francisco et Tucson peuvent-ils \u00eatre li\u00e9s ?<\/p>\n<p>Avec ses intrigues \u00e0 foison, ses personnages pour le moins extravagants et l&rsquo;humour corrosif qui le traverse, La B\u00e2tarde d&rsquo;Istanbul pose une question essentielle : Que sait-on vraiment de ses origines ?<\/p>\n<p>Enchev\u00eatrant la com\u00e9die au drame et le pass\u00e9 au pr\u00e9sent, Elif Shafak dresse un portrait saisissant de la Turquie contemporaine, de ses contradictions et de ses blessures.<\/p>\n<p>L\u2019auteur nous offre ici <strong>un voyage dans l\u2019histoire turque et arm\u00e9nienne<\/strong> \u00e0 travers le voyage physique d\u2019Armanoush vers Istanbul, \u00e0 la d\u00e9couverte des origines de sa grand-m\u00e8re et des siennes. Sous couvert de personnages dr\u00f4les, truculents et \u00e9mouvants, Elif Shafak nous parle ici d\u2019un sujet grave, particuli\u00e8rement en Turquie: le g\u00e9nocide arm\u00e9nien.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Pour rappel, la Turquie ne reconnait pas le <strong>g\u00e9nocide arm\u00e9nien<\/strong> perp\u00e9tr\u00e9 de 1915 \u00e0 1916. Le simple fait d\u2019en parler en Turquie peut vous valoir un proc\u00e8s, ce qui est arriv\u00e9 \u00e0 l\u2019auteure. Elle montre comment un pays, la Turquie, s\u2019est coup\u00e9 de son pass\u00e9. Pour l\u2019\u00e9tat turc, ce qui est arriv\u00e9 sous l\u2019empire ottoman ne doit pas \u00eatre \u00e9voqu\u00e9, seule compte la r\u00e9publique turque actuelle. Parall\u00e8lement, on comprend \u00e9galement \u00e0 quel point la diaspora arm\u00e9nienne est totalement accapar\u00e9e par son pass\u00e9 et ne construit son identit\u00e9 qu\u2019\u00e0 travers le souvenir du g\u00e9nocide et la haine des Turcs.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><strong>L&rsquo;auteur :<\/strong><\/p>\n<p><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2911\" rel=\"attachment wp-att-2911\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2911 alignleft\" alt=\"Elif Shafak\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Elif-Shafak.jpg\" width=\"277\" height=\"185\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Elif-Shafak.jpg 435w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Elif-Shafak-300x200.jpg 300w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/09\/Elif-Shafak-220x146.jpg 220w\" sizes=\"(max-width: 277px) 100vw, 277px\" \/><\/a>Elif \u015eafak, ou Elif Shafak, est n\u00e9e le 25 octobre 1971 \u00e0 Strasbourg, de parents Turcs.<\/p>\n<p>\u00c9lev\u00e9e par sa m\u00e8re apr\u00e8s le divorce de ses parents, \u015eafak a pass\u00e9 son adolescence \u00e0 Madrid puis \u00e0 Amman, en Jordanie, avant de retourner en Turquie.<\/p>\n<p>Elle est mari\u00e9e au journaliste turc Ey\u00fcp Can, r\u00e9dacteur en chef du quotidien <i>Referans<\/i>. Ils ont deux enfants.<\/p>\n<p>Apr\u00e8s la naissance de sa fille en 2006, \u015eafak souffre de d\u00e9pression post-partum pendant plus de 10 mois. Elle aborde cette p\u00e9riode dans son premier roman autobiographique et y combine fiction et diverses formes de non-fiction. \u201cJ&rsquo;ai appel\u00e9 ce livre \u00ab\u00a0<i>Lait noir\u00a0\u00bb<\/i> pour deux raisons. Avant tout, il s&rsquo;agit de d\u00e9pression post-natale et montre que le lait maternel n&rsquo;est pas toujours aussi blanc et immacul\u00e9 que la soci\u00e9t\u00e9 voudrait bien le croire. Ensuite, de cette d\u00e9pression est n\u00e9e l&rsquo;inspiration. De ce lait noir, j&rsquo;ai pu extraire une forme d&rsquo;encre.\u201d<\/p>\n<p>Dipl\u00f4m\u00e9e en relations internationales de la Middle East Technical University d&rsquo;Ankara, elle est aussi titulaire d&rsquo;un Master en Sciences sur Gender and Women&rsquo;s Studies dont le m\u00e9moire portait sur la circulaire <i>Compr\u00e9hension des derviches h\u00e9t\u00e9rodoxes de l&rsquo;Islam<\/i> et d\u2019un PhD en Sciences politiques.<\/p>\n<p>Elle a soutenu sa th\u00e8se en Sciences Politiques sur l&rsquo;<i>Analyse de la modernit\u00e9 turque \u00e0 travers les discours des masculinit\u00e9s<\/i> [titre exact: <i>Male Gender Roles in Turkish Culture and Turkey &lsquo;s Modernization<\/i>.]<\/p>\n<p>En 1998, elle obtient pour son premier roman, \u00ab\u00a0<i>Pinhan\u00a0\u00bb<\/i>, le Prix Mevlana r\u00e9compensant les \u0153uvres litt\u00e9raires mystiques en Turquie.<\/p>\n<p>Femme \u00e9crivain prim\u00e9e et best-seller en Turquie, \u015eafak \u00e9crit ses romans aussi bien en turc qu&rsquo;en anglais.<\/p>\n<p>Son second roman, <i>\u015eehrin Aynalar\u0131<\/i>, entrem\u00eale les mysticismes du Juda\u00efsme et de l&rsquo;Islam dans une M\u00e9diterran\u00e9e historique du 17\u00e8me si\u00e8cle. <i>Mahrem<\/i> confirme par la suite le succ\u00e8s de \u015eafak, lui valant ainsi le Prix des \u00e9crivains turcs en 2000.<\/p>\n<p>Elle a enseign\u00e9 aux \u00c9tats-Unis (Arizona) la politique du Proche-Orient.<\/p>\n<p>Internationalement reconnue, Elif Shafak est l\u2019auteur de 9 livres. Elle vit aujourd\u2019hui \u00e0 Istanbul.<\/p>\n<p>La critique note qu\u2019elle m\u00eale en permanence avec talent les traditions romanesques occidentale et orientale, donnant naissance \u00e0 une \u0153uvre \u00e0 la fois \u00ab\u00a0locale\u00a0\u00bb et universelle. F\u00e9ministe engag\u00e9e, cosmopolite, humaniste et profond\u00e9ment impr\u00e9gn\u00e9e par le soufisme et la culture ottomane, \u015eafak d\u00e9fie ainsi par son \u00e9criture toute forme de bigoterie et de x\u00e9nophobie.<\/p>\n<p>Son roman <i>Bonbon Palace<\/i> est un bestseller en Turquie. Elle publie ensuite <i>Med-Cezir<\/i>, un ouvrage rassemblant des essais sur le genre, la sexualit\u00e9, les enfermements mentaux et la litt\u00e9rature.<\/p>\n<p><i>The Saint Of Incipient Insanities<\/i> est le premier roman que \u015eafak \u00e9crit en anglais. Elle y raconte les vies d&rsquo;immigrants musulmans \u00e0 Boston et visite le sentiment d&rsquo;exclusion que ceux-ci peuvent ressentir aux Etats-Unis. Lorsqu&rsquo;elle y met la touche finale en 2002, \u015eafak est charg\u00e9e de cours au Mount Holyoke College (dans le Massachusetts) aupr\u00e8s de la chaire Women&rsquo;s Studies.<\/p>\n<p>Son second roman en anglais, <i>La b\u00e2tarde d&rsquo;Istanbul<\/i>, bestseller en Turquie en 2006, raconte l&rsquo;histoire de deux familles, l&rsquo;une turque, l&rsquo;autre arm\u00e9nienne, \u00e0 travers le regard des femmes. Le roman lui vaut d&rsquo;\u00eatre poursuivie en justice par le gouvernement turc en vertu de l&rsquo;article 301 du Code p\u00e9nal turc (intitul\u00e9 \u00ab\u00a0Humiliation de l&rsquo;identit\u00e9 turque, de la R\u00e9publique, des institutions ou organes d&rsquo;\u00c9tat\u00a0\u00bb). Le proc\u00e8s se conclut par un non-lieu.<\/p>\n<p>Elif \u015eafak \u00e9crit aussi des articles pour des journaux et magazines en Europe et aux \u00c9tats-Unis, des scripts pour s\u00e9ries t\u00e9l\u00e9vis\u00e9es et des paroles de chansons pour des musiciens rock. \u201cEn devenant m\u00e8re, j&rsquo;ai d\u00fb apprendre \u00e0 \u00e9crire pendant des plages de temps courtes et concentr\u00e9es pendant que les enfants dormaient ou jouaient sur le tapis. L&rsquo;\u00e9criture de paroles pour de la musique rock a \u00e9t\u00e9 un magnifique cadeau de maternit\u00e9 pour moi.\u201d Lors de la cinqui\u00e8me \u00e9dition du Women&rsquo;s Forum for the Economy and Society \u00e0 Deauville en octobre 2009, \u015eafak est nomm\u00e9e International Rising Talent.<\/p>\n<p><b>\u00a0<\/b><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chez les Kazanci, Turcs d&rsquo;Istanbul, les femmes sont piment\u00e9es, hypocondriaques, aiment.<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":3133,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[200],"tags":[60],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/11\/La-b\u00e2tarde-dIstanbul.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3128"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=3128"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/3128\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/3133"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=3128"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=3128"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=3128"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}