{"id":2391,"date":"2013-07-23T08:37:20","date_gmt":"2013-07-23T07:37:20","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=2391"},"modified":"2014-03-25T07:59:29","modified_gmt":"2014-03-25T06:59:29","slug":"pancol-kancol-%e2%99%a6-un-homme-a-distance","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/pancol-kancol-%e2%99%a6-un-homme-a-distance\/","title":{"rendered":"Pancol Katherine \u2666 Un homme \u00e0 distance"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2390\" rel=\"attachment wp-att-2390\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2390 alignright\" alt=\"Un homme \u00e0 distance\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Un-homme-\u00e0-distance.jpg\" width=\"210\" height=\"287\" \/><\/a>Un jour, Kay est entr\u00e9e dans mon restaurant. Elle a pos\u00e9 une grosse liasse de lettres sur la table. Elle m&rsquo;a dit: \u00ab\u00a0Tu en fais ce que tu veux, je ne veux plus les garder\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><!--more-->Ainsi commence ce roman par lettres comme on en \u00e9crivait au XVIIIe si\u00e8cle. Il raconte la liaison \u00e9pistolaire de Kay Bartholdi, libraire \u00e0 F\u00e9camp, et d&rsquo;un inconnu qui lui \u00e9crit pour commander des livres.\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Kay Bartholdi est libraire \u00e0 F\u00e9camp, Jonathan Shields est un \u00e9crivain am\u00e9ricain. Pour un guide touristique de la c\u00f4te normande, il lui commande des livres par correspondance. Elle r\u00e9pond \u00e0 cet inconnu qui semble partager les m\u00eames go\u00fbts qu&rsquo;elle. Lettre apr\u00e8s lettre, ils se d\u00e9couvrent une m\u00eame passion pour la litt\u00e9rature. Cette relation \u00e9pistolaire devient bient\u00f4t aussi passionn\u00e9e que celle de deux amoureux. Ils se d\u00e9couvrent, se jaugent, s&rsquo;offrent l&rsquo;un l&rsquo;autre leurs plus belles lectures : Maupassant, Jean Lorrain, Flaubert, Barbey d&rsquo;Aurevilly, Roger Martin du Gard, etc&#8230; et se disent, \u00e0 travers leurs auteurs pr\u00e9f\u00e9r\u00e9s, des choses qu&rsquo;ils n&rsquo;auraient pas os\u00e9 avouer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Au fil des lettres, le ton devient moins officiel, plus inquisiteur, plus tendre aussi. Kay et Jonathan parlent de leurs lectures, certes, mais entament un vrai dialogue amoureux. Ils se font des sc\u00e8nes, ils se font des confidences, ils se tendent des pi\u00e8ges, s&rsquo;engagent dans une relation que Kay, hant\u00e9e par le souvenir d&rsquo;une d\u00e9chirure ancienne, s&rsquo;efforce de repousser. Parfois tendre, d&rsquo;autres fois violent. Ils se disent, \u00e0 travers les livres dont ils parlent, des choses qu&rsquo;ils n&rsquo;auraient pas pu se dire autrement. On sent qu&rsquo;entre ces deux-l\u00e0 g\u00eet un secret, autour duquel ils tournent, tournent. Ils n&rsquo;osent s&rsquo;affronter de peur de tout comprendre, de tout savoir, d&rsquo;avoir trop mal&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">On retrouve au d\u00e9tour de chaque page des noms d&rsquo;auteurs ou de romans familiers, que l&rsquo;on a, ou pas, d\u00e9j\u00e0 lus soi-m\u00eame, tels que Mme de la Fayette avec sa <em>Princesse de Cl\u00e8ves<\/em> ou Faulkner, avec <em>Les Palmiers sauvages<\/em>, pour ne citer qu&rsquo;eux.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00a0<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">L&rsquo;auteur :<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2389\" rel=\"attachment wp-att-2389\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2389 alignleft\" alt=\"Katherine Pancol\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/07\/Katherine-Pancol1.jpg\" width=\"218\" height=\"315\" \/><\/a>La romanci\u00e8re fran\u00e7aise Katherine Pancol est n\u00e9 le 22\u00a0octobre\u00a01954 \u00e0 Casablanca (Maroc).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Apr\u00e8s des \u00e9tudes de lettres, une ma\u00eetrise et deux ans de doctorat de lettres modernes, Katherine Pancol devient professeur de fran\u00e7ais et latin \u00e0 Lausanne, de 1970 \u00e0 1972, voyage, avant de se tourner vers le journalisme apr\u00e8s une rencontre avec Juliette Boisriveaud de Paris-Match.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Un \u00e9diteur la remarque et lui demande d\u2019\u00e9crire un roman\u00a0? Ce sera chose faite en 1979, date \u00e0 laquelle parait son premier roman, <i>Moi d&rsquo;abord, <\/i>sorte de roman initiatique, vendu \u00e0 300\u00a0000 exemplaires\u00a0: un succ\u00e8s qui lui permet d&rsquo;aller vivre \u00e0 New York o\u00f9 elle s\u2019installe de 1979 \u00e0 1989 et o\u00f9 elle suit des cours d\u2019\u00e9criture \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Columbia. Elle revient en France apr\u00e8s un mariage en 1987.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Son deuxi\u00e8me roman, <i>La Barbare<\/i>, paru en 1981, puis le troisi\u00e8me \u00ab\u00a0Scarlett, si possible\u00a0\u00bb en 1985 confirment sa vocation. Elle sera d\u00e9sormais \u00e9crivain \u00e0 plein temps, se partageant entre ses romans et la r\u00e9daction d&rsquo;articles pour Paris-Match et Elle (elle interviewe aussi bien Ronald Reagan et Jacques Chirac que Johnny Halliday ou Louise Brooks&#8230;).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Elle donne naissance en 1987 \u00e0 une petite Charlotte, puis en 1989 \u00e0 Cl\u00e9ment.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bien qu&rsquo;occup\u00e9e par ses deux enfants, elle continue \u00e0 \u00e9crire. Viennent \u00ab\u00a0Les Hommes cruels ne courent pas les rues\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Vu de l&rsquo;ext\u00e9rieur\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Une si belle image\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0Encore une danse\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Poursuivant sa collaboration avec l&rsquo;hebdomadaire Paris-Match, elle interviewe des personnalit\u00e9s venant d&rsquo;horizons divers : Ronald Reagan, Lionel Jospin, Jacques Chirac, Meryl Streep, Vanessa Paradis, Louise Brooks.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Edit\u00e9e chez Albin Michel depuis 1999 et son \u00ab\u00a0J&rsquo;\u00e9tais l\u00e0 avant\u00a0\u00bb, elle publie au moins un roman par an. \u00ab\u00a0Et monter lentement dans un immense amour &#8230;\u00a0\u00bb (2001), \u00ab\u00a0Un homme \u00e0 distance\u00a0\u00bb (2002), \u00ab\u00a0Embrassez-moi\u00a0\u00bb (2003).<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En 2006, son roman <i>Les Yeux jaunes des crocodiles<\/i> la propulse \u00e0 nouveau au sommet des listes des meilleures ventes. Succ\u00e8s que ne d\u00e9mentiront pas les deux autres livres de la s\u00e9rie\u00a0: <i>La Valse lente des tortues<\/i> et <i>Les \u00c9cureuils de Central Park sont tristes le lundi<\/i>. Plus de 3 millions d&rsquo;exemplaires vendus toutes \u00e9ditions confondues. Traduits dans 25 langues dont l&rsquo;anglais (Grande-Bretagne et \u00c9tats-Unis), l&rsquo;espagnol, l&rsquo;allemand, le chinois&#8230;<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9dit\u00e9e chez Albin Michel depuis 1999, Katherine Pancol publie au moins un roman par an.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Deux soeurs. La quarantaine. Iris, belle, tr\u00e8s belle, riche, \u00e9l\u00e9gante, parisienne. Autrefois \u00e9tudiante brillante, elle s&rsquo;est mari\u00e9e, et sa vie se r\u00e9sume en un tourbillon vain. Iris s&rsquo;ennuie, r\u00eave de devenir une autre. Jos\u00e9phine est une litt\u00e9raire, historienne sp\u00e9cialis\u00e9e dans l&rsquo;\u00e9tude du XIIe si\u00e8cle.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Beaucoup moins belle, beaucoup moins \u00e0 l&rsquo;aise dans la vie. Mari\u00e9e, elle a deux filles, vit en banlieue et se bat pour tenir debout. Un jour, \u00e0 un d\u00eener, Iris pr\u00e9tend qu&rsquo;elle \u00e9crit. Entra\u00een\u00e9e par son mensonge, elle persuade sa soeur d&rsquo;\u00e9crire un livre qu&rsquo;elle signera, elle. Abandonn\u00e9e par son mari, accul\u00e9e par les dettes, Jos\u00e9phine se soumet. Elle est habitu\u00e9e : depuis qu&rsquo;elles sont enfants, Iris la magnifique la domine. Le destin de chaque soeur va basculer.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Katherine Pancol aime raconter des histoires de femmes dans la tourmente. Devenue ma\u00eetre du genre, elle livre avec \u00ab\u00a0Les Yeux jaunes des crocodiles\u00a0\u00bb quelque 650 pages de vies entrem\u00eal\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un jour, Kay est entr\u00e9e dans mon restaurant. 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