{"id":2116,"date":"2013-04-29T08:45:19","date_gmt":"2013-04-29T07:45:19","guid":{"rendered":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?p=2116"},"modified":"2013-09-23T09:10:28","modified_gmt":"2013-09-23T08:10:28","slug":"reza-yasmina-%e2%99%a6-heureux-les-heureux","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/reza-yasmina-%e2%99%a6-heureux-les-heureux\/","title":{"rendered":"Reza Yasmina \u2666 Heureux, les heureux"},"content":{"rendered":"<p><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2119\" rel=\"attachment wp-att-2119\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2119 alignright\" alt=\"Heureux, les heureux\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Heureux-les-heureux.jpg\" width=\"241\" height=\"241\" srcset=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Heureux-les-heureux.jpg 300w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Heureux-les-heureux-150x150.jpg 150w, http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Heureux-les-heureux-120x120.jpg 120w\" sizes=\"(max-width: 241px) 100vw, 241px\" \/><\/a>Yasmina Reza peint une galerie de 18 personnages aussi singuliers qu&rsquo;attachants.<\/p>\n<p>Dans cette \u0153uvre, Yasmina Reza se penche sur la vie de couple et nous livre une succession d&rsquo;histoires crois\u00e9es mettant \u00e0 nu les dessous souvent sinistres de la vie conjugale&#8230;<\/p>\n<p>On y rencontre des personnages de tous \u00e2ges, des hommes, des femmes, une secr\u00e9taire m\u00e9dicale, un joueur, un canc\u00e9rologue, une vieille tante, un jeune homme qui se prend pour C\u00e9line Dion (s\u00e9rieusement), des fils et des p\u00e8res, des \u00e9pouses et des ma\u00eetresses, des amants, chacun et chacune \u00e9tant \u00e0 la fois l&rsquo;un ou l&rsquo;autre, l&rsquo;un et l&rsquo;autre, comme dans la vie.<\/p>\n<p>Dans une ronde \u00e0 la Arthur Schnitzler, Yasmina Reza raconte quelques fugitifs instants de gens d&rsquo;aujourd&rsquo;hui. Trentenaires ou plus, hommes, femmes, malades ou fr\u00e9n\u00e9tiques, plut\u00f4t riches que pauvres, plut\u00f4t gagnants que perdants. Apparemment. Car, dans ces courts r\u00e9cits \u00e9crits \u00e0 la premi\u00e8re personne, dix-huit perdus se d\u00e9battent comme ils peuvent avec un r\u00e9el qui \u00e9chappe, des r\u00eaves en vrac, une spiritualit\u00e9 (plut\u00f4t juive) en friche. Sauf Jacob, peut-\u00eatre, le fils \u00e9trange qui se prend pour C\u00e9line Dion, s&rsquo;habille comme elle, chante comme elle et parle d\u00e9sormais avec l&rsquo;accent canadien du fond de son asile psychiatrique.<\/p>\n<p>Le plus \u00ab heureux \u00bb de la sarabande ? D&rsquo;un chapitre l&rsquo;autre, chacun intitul\u00e9 du nom d&rsquo;un certain personnage, en r\u00e9apparaissent d&rsquo;autres, d\u00e9j\u00e0 crois\u00e9s ailleurs. Yasmina Reza compose une sorte de com\u00e9die humaine balzacienne, o\u00f9 l&rsquo;amiti\u00e9, l&rsquo;amour, la r\u00e9ussite, le pouvoir, la filiation, l&rsquo;addiction, la maladie passent au laser de son \u00e9criture sans graisse, dr\u00f4le, caustique et carnassi\u00e8re<\/p>\n<p>\u00a0En femme de th\u00e9\u00e2tre accomplie, dans ce roman qui pourrait \u00eatre aussi une suite de brillants monologues pour la sc\u00e8ne, Yasmina Reza excelle pourtant \u00e0 inscrire les labyrinthes et mar\u00e9cages indicibles, voire impensables, de tout un chacun. Les \u00e9motions, cette sorci\u00e8re conna\u00eet, et nous en r\u00e9v\u00e8le m\u00eame ici encore d&rsquo;insoup\u00e7onnables, d&rsquo;insoup\u00e7onn\u00e9es. D&rsquo;inconsolables.<\/p>\n<blockquote>\n<p>Les heureux de Yasmina Reza n&rsquo;ont rien de ravis de la cr\u00e8che. Ce sont des tourment\u00e9s le plus souvent rageurs et hyst\u00e9riques, le nez coll\u00e9 sur un quotidien qu&rsquo;ils ne ma\u00eetrisent plus, un avenir qu&rsquo;ils n&rsquo;imaginent m\u00eame pas, et des d\u00e9sirs en faillite, des vertiges, des malaises et des crises.\u00a0<\/p>\n<p>Si c&rsquo;est le beau roman de la maturit\u00e9 \u2014 un de ses premiers \u00ab vrais \u00bb romans d&rsquo;ailleurs \u2014, le dernier opus de la dramaturge (et cin\u00e9aste) Yasmina Reza est singuli\u00e8rement effrayant sous son ironie implacable, son humour plus que noir. Rien que le titre, d\u00e9j\u00e0, qui plagie de cruelle fa\u00e7on les huit B\u00e9atitudes \u00e9nonc\u00e9es par le Christ dans son Sermon sur la montagne (Matthieu 5-3).<\/p>\n<\/blockquote>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur :<\/p>\n<p><b><a href=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/?attachment_id=2120\" rel=\"attachment wp-att-2120\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" class=\"size-full wp-image-2120 alignleft\" alt=\"Yasmina Reza\" src=\"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Yasmina-Reza.jpg\" width=\"340\" height=\"254\" \/><\/a>Yasmina Reza<\/b> est une femme de lettres fran\u00e7aise, n\u00e9e le <abbr title=\"Premier\">1<sup>er<\/sup><\/abbr>\u00a0mai\u00a01959 \u00e0 Paris. Les gens qui la fr\u00e9quentent ou qui l&rsquo;ont crois\u00e9e \u00e9voquent immanquablement une personne \u00e0 la fois timide, g\u00e9n\u00e9reuse, dr\u00f4le et fid\u00e8le. Tous brossent le portrait d&rsquo;une femme rapide, impatiente, fonceuse. Elle est m\u00e8re d&rsquo;une fille, Alta, n\u00e9e en 1988 et d&rsquo;un fils, Nathan, n\u00e9 en 1993.<\/p>\n<p>Fille d&rsquo;un ing\u00e9nieur juif mi-russe mi-iranien et d\u2019une violoniste juive de Hongrie, arriv\u00e9e en France pour fuir la dictature sovi\u00e9tique, Yasmina Reza \u00e9volue d\u00e8s son enfance dans une atmosph\u00e8re aussi artistique que cosmopolite.<\/p>\n<p>Elle \u00e9tudie le th\u00e9\u00e2tre et la sociologie \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Nanterre. Nourrie par le th\u00e9\u00e2tre de Nathalie Sarraute, elle se met elle aussi \u00e0 \u00e9crire des pi\u00e8ces, actuellement traduites en trente-cinq langues et jou\u00e9es dans le monde entier.<\/p>\n<p>Elle a rat\u00e9 l&rsquo;\u00e9preuve d&rsquo;entr\u00e9e au Conservatoire et a \u00e9t\u00e9 un temps actrice avant de commencer \u00e0 \u00e9crire.<\/p>\n<p>En 1987, elle re\u00e7oit le Moli\u00e8re de l&rsquo;auteur pour sa pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre \u00ab\u00a0Conversations apr\u00e8s un enterrement\u00a0\u00bb et \u00e0 nouveau la m\u00eame r\u00e9compense en 1995 pour \u00ab Art \u00bb, sp\u00e9cialement \u00e9crit pour Vaneck, Luchini et Arditi, et qui rencontre un franc succ\u00e8s gr\u00e2ce aux dialogues savoureux servis par des acteurs en grande forme.<\/p>\n<p>Son premier roman, \u00ab\u00a0Une d\u00e9solation\u00a0\u00bb, paru en 1999, rev\u00eat la forme d&rsquo;un monologue.<\/p>\n<p>L&rsquo;ann\u00e9e suivante, elle r\u00e9dige le sc\u00e9nario du \u00ab\u00a0Pique-nique de Lulu Kreutz\u00a0\u00bb, le film de son compagnon Didier Martiny, mettant en sc\u00e8ne des \u00ab\u00a0paum\u00e9s\u00a0\u00bb fiers et joyeux, conscients d&rsquo;une histoire qui les d\u00e9passe, mais dont ils tiennent \u00e0 rester les t\u00e9moins sarcastiques. Des personnages que Yasmina Reza affectionne particuli\u00e8rement et qui d\u00e9ambulent le long de son \u0153uvre.<\/p>\n<p>\u00c0 partir de l&rsquo;automne 2006, elle suit Nicolas Sarkozy pendant sa campagne \u00e9lectorale, afin d&rsquo;\u00e9crire un livre-enqu\u00eate intitul\u00e9 \u00ab\u00a0L&rsquo;Aube, le soir ou la nuit\u00a0\u00bb, sorti le 24 ao\u00fbt 2007. Le livre est d\u00e9di\u00e9 \u00e0 \u00ab G \u00bb et, selon le Sunday Times de Londres, il s&rsquo;agirait de Dominique Strauss-Kahn.<\/p>\n<p>En janvier\u00a02008, elle \u00e9crit et met en sc\u00e8ne une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre : \u00ab\u00a0Le Dieu du carnage\u00a0\u00bb au th\u00e9\u00e2tre Antoine. La distribution comprend notamment Isabelle Huppert \u00e0 qui elle confie le r\u00f4le principal, Andr\u00e9 Marcon, Val\u00e9rie Bonneton et \u00c9ric Elmosnino. Trois ans plus tard, en 2011, la pi\u00e8ce est adapt\u00e9e au cin\u00e9ma par Roman Polanski. Son travail d&rsquo;adaptation est r\u00e9compens\u00e9 d&rsquo;un C\u00e9sar de la meilleure adaptation, avec Polanski.<\/p>\n<p>En 2009, elle porte \u00e0 l&rsquo;\u00e9cran sa propre pi\u00e8ce, \u00ab\u00a0<i>Une pi\u00e8ce espagnole\u00a0\u00bb<\/i> (qui devient <i>Chicas<\/i> au cin\u00e9ma), avec Carmen Maura, Andr\u00e9 Dussollier et Emmanuelle Seigner.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>Depuis 1997, Yasmina Reza est \u00e9galement auteur d\u2019\u0153uvres litt\u00e9raires avec <i>Hammerklavier<\/i>, <i>Une D\u00e9solation<\/i>, <i>Hommes qui ne savent pas \u00eatre aim\u00e9s<\/i>, <i>Dans la luge d\u2019Arthur Schopenhauer<\/i>, <i>Nulle part<\/i> et <i>L\u2019Aube, le soir ou la nuit<\/i>.\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0\u00a0<\/p>\n<p>Ses pi\u00e8ces mettent souvent en sc\u00e8ne des personnages contemporains, dont elles refl\u00e8tent les d\u00e9fauts et le ridicule. Sa premi\u00e8re pi\u00e8ce, <i>Conversations apr\u00e8s un enterrement<\/i>, est cr\u00e9\u00e9e \u00e0 Paris en 1987.<\/p>\n<p>Depuis, ses \u0153uvres th\u00e9\u00e2trales ont \u00e9t\u00e9 adapt\u00e9es en plus de 35 langues et produites dans des th\u00e9\u00e2tres de renom\u00a0: au Royal Shakespeare Theatre, au Royal National Theatre, au Berliner Ensemble, \u00e0 la Schaub\u00fchne de Berlin, en passant par le Burgtheater de Vienne, ou encore le Th\u00e9\u00e2tre dramatique royal de Stockholm.<\/p>\n<p>Sa pi\u00e8ce, \u00ab\u00a0<i>Comment vous racontez la partie\u00a0\u00bb<\/i>, para\u00eet chez Flammarion en mars 2011. La cr\u00e9ation mondiale aura lieu le 4 octobre 2012, \u00e0 Berlin, au Deutsches Theater, dans une mise en sc\u00e8ne de Stephan Kimmig, sous le titre <i>Ihre Version des Spiels<\/i>, avec Corinna Harfouch et Karhrin Wichmann.<\/p>\n<p>Yasmina Reza a obtenu de prestigieuses r\u00e9compenses et notamment les deux prix anglo-saxons les plus r\u00e9put\u00e9s\u00a0: deux Laurence Olivier Award (Royaume uni) et deux Tony Award Award de la meilleure pi\u00e8ce, \u00e0 New York (\u00c9tats-Unis) pour <i>\u00ab\u00a0Art\u00a0\u00bb<\/i> (1998) et <i>Le Dieu du Carnage<\/i> (2009). Ce prix prestigieux, consid\u00e9r\u00e9 comme l&rsquo;\u00e9quivalent des Oscars pour le th\u00e9\u00e2tre, n&rsquo;avait jamais \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 auparavant \u00e0 un auteur non anglo-saxon.<\/p>\n<p>Elle est aussi apparue comme actrice dans quelques films\u00a0: <i>Loin<\/i> d&rsquo;Andr\u00e9 T\u00e9chin\u00e9, <i>Le Go\u00fbter chez Niels<\/i> et <i>\u00c0 demain<\/i> de Didier Martiny.<\/p>\n<p>En 2013, Yasmina Reza publie un nouveau roman chez Flammarion, <em>Heureux les heureux<\/em>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Yasmina Reza peint une galerie de 18 personnages aussi singuliers qu&rsquo;attachants..<\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":2119,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[167],"tags":[172],"jetpack_featured_media_url":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-content\/uploads\/2013\/03\/Heureux-les-heureux.jpg","_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2116"}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=2116"}],"version-history":[{"count":0,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/2116\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media\/2119"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=2116"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=2116"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.e-cartable.fr\/vasa-lecture\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=2116"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}