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… vu par Arlette

Leon Donna ♦ Brunetti passe à table

Découvrez l’authentique cuisine familiale italienne, et plus particulièrement vénitienne, avec le commissaire Brunetti, héros des romans policiers de Donna Leon, et aussi fin limier que bonne fourchette.

C’est le 27ème roman de la série mettant en scène le personnage de Guido Brunetti.

Voici donc les recettes des platées du commissaire Brunetti, préparées en famille par son épouse ou prises au restaurant ou sur le pouce avec ses collègues, entre deux lampées de vin blanc. Des recettes ultrasimples, familiales, comme je les aime. Divisé en trois grandes parties – antipasti, plats, desserts – on retrouve toutes les recettes concoctées par Paola Brunetti, et, qui font la joie de toute sa famille.

Et, entre les recettes, des extraits des livres de Donna Leon, pour se replonger dans l’atmosphère. On y évoque les produits de la mer, les réflexions désabusées de l’auteure de polars embrumés sur le temps qui passe et l’envahissement des touristes qui ravage la ville au bord du grand Canal.

Introduites par des textes inédits de Donna Leon, près de 100 recettes nous offrent un voyage singulier au cœur de la Sérénissime, parmi les parfums et les saveurs de la gastronomie vénitienne : Fagottini aux crevettes Crostini aux aubergines – Spaghetti all’amatriciana – Lasagne aux cœurs d’artichaut et proscuitto – Côtelettes d’agneau al pomodoro – Zucchini à la ricotta – Gâteau pommes, citron, oranges au Grand Marnier – Gâteau aux poires et crème pâtissière…

« Je n’aurais jamais imaginé que j’écrirais un jour un livre de cuisine. Toutefois, après mon quatrième opus des aventures du commissaire Brunetti, les lecteurs ont commencé à commenter ce qui était, à leurs yeux, la présence insistante de la nourriture et des repas dans ces livres. La famille Brunetti, ou Brunetti seul ou en compagnie de collègues et d’amis, font des repas qui frappent beaucoup de lecteurs comme étant exceptionnels en termes de qualité, de complexité ou simplement de longueur.[…]Certes, ni tous les Vénitiens, ni tous les Italiens ne mangent ainsi tout le temps. Mais je crois pouvoir dire sans me tromper que presque tous ont été élevés dans cette culture de la nourriture et qu’ils considèrent ces longs repas sensuels comme une manière normale de traiter les aliments. Et non seulement les Vénitiens voient les choses ainsi : nous autres, étrangers qui vivons ici, du moins depuis assez longtemps, en sommes venus à voir le fait de se nourrir comme un élément normal de la vie quotidienne, digne d’attention mais pas tellement de commentaires. »                                Donna Leon

 

L’auteur :

Donna Léon, née le 28 septembre 1942 dans le New Jersey, est une écrivaine américaine. Elle a exercé plusieurs métiers comme guide de voyage à Rome, rédactrice publicitaire à Londres et enseignante de littérature, notamment en Suisse, en Iran, en Arabie saoudite et, de 1981 à 1999, dans une base de l’armée américaine située près de la Cité des Doges. C’est là qu’elle a commencé à écrire des romans policiers. C’est une soirée à l’Opéra de Venise qui lui a inspiré son premier roman : Mort à La Fenice.

Son premier roman, Mort à la Fenice, a été couronné par le prestigieux prix japonais Suntory, qui récompense les meilleurs suspenses.

Alors que ses romans sont traduits dans une vingtaine de langues, elle refuse, selon un article reproduit sur le site géré par son éditeur français, qu’ils soient traduits en italien par souci de protection de son anonymat à Venise où elle vit toujours, plus de trente ans après son installation en 1981.

Lors de son premier voyage en 1965, Donna Léon eut le coup de foudre pour l’Italie. Pendant les dix années suivantes, cette native du New Jersey passionnée d’opéras résida tour à tour en Suisse, en Arabie Saoudite, en Grande-Bretagne, en Iran et en Chine, où elle enseigna la littérature. En 1981, En 1981, alors qu’elle était en Arabie Saoudite, elle a décidé qu’elle en avait marre d’enseigner dans des endroits étranges, et elle est revenue s’installer à Venise et elle décide de s’y fixer définitivement.

Sa vocation d’écrivain jaillit d’une conversation entre amis pendant une soirée à l’Opéra de Venise au cours de laquelle quelqu’un suggéra, sur le ton de la plaisanterie, d’éliminer un chef d’orchestre que leur petit groupe de mélomanes détestait cordialement. L’idée d’une intrigue fit alors son chemin dans l’esprit de Donna Léon. Publié en 1992, Mort à La Fenice mettait en scène le commissaire Guido Brunetti, policier vénitien mélancolique qui devint le héros de romans intelligents, bien construits et salués par les critiques du monde entier.

Une plume élégante, des portraits habilement brossés, un décor incomparable, tels sont les ingrédients du succès de celle qu’on surnomme le Simenon de Venise, qui croît de livre en livre. À travers les yeux de son commissaire, elle éclaire les paradoxes de La Sérénissime : la beauté et le raffinement forment la coquille d’un fruit gâté par une insidieuse corruption…

Si elle triomphe dans de nombreux pays (elle est traduite dans 20 langues), Donna Léon refuse que ses livres paraissent en Italie : « Je ne prends aucun plaisir à être une personne célèbre, a-t-elle déclaré sur une chaîne de radio américaine. La teneur de ma vie changerait du tout au tout si mes romans étaient traduits en italien, car je suis complètement anonyme ici ! » Anonyme à Venise, peut-être. Ailleurs, Donna Léon est une star.

Elle est une célibataire endurcie. Elle ne supporte pas le tourisme de masse. Elle a vécu pourtant depuis plus de 30 ans à Venise, une ville de 60 000 habitants envahie par des millions de touristes chaque année. « Quand je suis venue ici la première fois, à la fin des années 1960, Venise n’était qu’une petite ville provinciale qui avait la particularité d’être bâtie sur l’eau », rappelle-t-elle.

Seulement 20 % des maisons de Venise sont habitées par des Vénitiens. « Le problème ne tient pas nécessairement au fait que beaucoup d’étrangers y vivent, mais comme ils n’y vivent pas toute l’année et n’y font pas réparer leurs chaussures, n’achètent jamais de boutons et ne vont pas chercher leur pain tous les jours, les commerces de proximité cèdent lentement mais sûrement la place aux boutiques de souvenirs.» Pour éviter les hordes de touristes, elle a choisi d’habiter un quartier où ils s’aventurent rarement et elle fait ses courses tôt le matin. Pendant le carnaval, elle fuit à l’étranger. Malgré cela, elle ne vivrait pas ailleurs qu’à Venise, ne serait-ce que pour l’absence de voitures….

Pourtant après 30 ans à Venise, elle a déménagé en Suisse, ne gardant qu’un pied-à-terre à Venise, notamment à cause du flot incessant de touristes.

Née dans le New Jersey, Donna Leon a quitté les États-Unis il y a quelques dizaines d’années, d’abord pour enseigner l’anglais au Moyen-Orient, avant d’être professeure près de Venise. Elle parle l’italien et comprend le vénitien. Elle a vécu à l’italienne et a pris tous les jours le café avec Roberta, l’amie rencontrée à son premier séjour à Venise, dont la famille est devenue la sienne et à qui elle doit en partie son extraordinaire connaissance de la ville.

Il fallait s’y attendre, Donna Leon partage les idées de Brunetti sur la dégradation de la vie des Vénitiens. «Les commerces alimentaires ferment et nous obligent à aller sans cesse plus loin acheter notre lait. Ils sont remplacés par des boutiques de souvenirs», déplore-t-elle.

Pour son travail d’écriture, elle rédige une page par jour, tous les jours de l’année.

Passionnée d’opéra baroque, elle mécène depuis sa création l’ensemble Il Pomo d’Oro et participe à des enregistrements et à des répétitions.

Elle aime
Les traits d’esprit
La générosité
Jane Austen
Les cantates de Bach
Quiconque m’apporte un café au lit
Les chiens
Les feux d’artifices
Les blaireaux
Les promenades en montagne
Les tâches automatiques, répétitives telles que tondre sa pelouse
Lire au lit
Les opéras et oratorios de Haendel
La crème glacée – après tout, je suis américaine
Les mezzo-sopranos et les contre-ténors
Les tapis Kachkaïs
La céramique d’Iznik
Ruth Rendell
New York
Le lilas
Elle n’aime pas
Les questions rhétoriques
Le rose
La ferveur religieuse
La psychanalyse
Les livres de développement personnel
Ernest Hemingway
Ce que Pavarotti est devenu
Les phrases qui commencent par « Je suis le genre de personne qui… »
Les boissons glacées ou gazeuses
Les universitaires d’âge moyen
Les livres de chroniques judiciaires
Les brutes
Telefonini
Le gaspillage
Les films et la télévision
Qu’on me dise quoi faire
Le vacarme
Le tourisme de masse
Les conversations salaces ou les blagues graveleuses

Œuvre :

Les Enquêtes du Commissaire Brunetti :

Toutes les traductions françaises sont de William Olivier Desmond puis de Gabriella Zimmermann à partir de L’Inconnu du Grand Canal suite au décès de William Olivier Desmond.

  1. Mort à La Fenice – 1997 (Death at La Fenice, 1992)
  2. Mort en terre étrangère, 1997 (Death in a Strange Country, 1993)
  3. Un Vénitien anonyme – 1998 (Dressed for Death, 1994)
  4. Le Prix de la chair – 1998 (Death and Judgment, 1995)
  5. Entre deux eaux – 1999 (Acqua Alta, 1996)
  6. Péchés mortels – 2000 (The Death of Faith, 1997)
  7. Noblesse oblige – 2001 (A Noble Radiance, 1997)
  8. L’Affaire Paola – 2002 (Fatal Remedies, 1999)
  9. Des amis haut placés – 2003 (Friends in High Places, 2000)
  10. Mortes-eaux – 2004 (A Sea of Troubles, 2001)
  11. Une question d’honneur – 2005 (Wilful Behaviour, 2002)
  12. Le Meilleur de nos fils – 2006 (Uniform Justice, 2003)
  13. Dissimulation de preuves – 2007 (Doctored Evidence, 2004)
  14. De sang et d’ébène – 2008 (Blood from a Stone, 2005)
  15. Requiem pour une cité de verre – 2009 (Through a Glass Darkly, 2006)
  16. Le Cantique des innocents – 2010 (Suffer the Little Children, 2007)
  17. La Petite Fille de ses rêves – 2011 (The Girl of His Dreams, 2008)
  18. La Femme au masque de chair – 2012 (About Face, 2009) –
  19. Brunetti et le Mauvais Augure – 2013 (A Question of Belief, 2010)
  20. Deux veuves pour un testament, 2014 (Drawing Conclusions, 2011)
  21. L’Inconnu du Grand Canal – 2014 (Beastly Things, 2012)
  22. Le Garçon qui ne parlait pas – 2015 (The Golden Egg, 2013)
  23. Brunetti entre les lignes – 2016 (By its Cover – 2014)
  24. Brunetti en trois actes – 2016 (Falling in Love 2015)
  25. Minuit sur le canal San Boldo – 2017 (The Waters of Eternal Youth 2016)
  26. Les disparus de la lagune – 2018 – (Earthly Remains 2017)
  27. The Temptation of Forgiveness 2018

            Les aventures du commissaire Brunetti rencontrant un grand succès en Allemagne, des producteurs allemands de la chaine de télévision nationale ARD lancent une série télévisée, Donna Leon, adaptée des romans, tournée sur place à Venise, principalement avec des acteurs allemands. Ils seront diffusés en France dès 2010.

Autres ouvrages :

  • Sans Brunetti (essai 1972-2006)
  • Brunetti passe à table (2011) – Livre de recettes de cuisine en collaboration avec Roberta Pianaro.
  • Les joyaux du paradis (2012)

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